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- Bulletin 09-11-06


L’aube d’un État de droit

La campagne qui se déroule actuellement augure d’un changement attendu depuis longtemps par le peuple. Changement qui devra le sortir de plusieurs décennies de tâtonnements politiques, d’errements idéologiques et de décadence morale.

L’espoir prédominait au milieu des années 70 de voir naître enfin un État multiculturel qui évoluerait vers une démocratie réelle. Espoir que justifiait les luttes de la jeunesse, organisée et animée pour l’essentiel par le MND. Cet élan enthousiaste a été émoussé par la guerre du Sahara et finalement étouffé par les régimes militaires successifs. Régimes qui devaient réveiller des mouvements contraires, essentiellement sectaires, qui se livraient des guerres interminables pour le contrôle du pouvoir.

Avec le régime de Maaouiya, le sectarisme politique et culturel va dominer la scène et soumettre les populations et les partis politiques démocratiques à une dictature sanguinaire sans précédent (événements 89, épurations ethniques au sein de l’armée en 90 – 91).

L’avènement de la démocratie en 91 va pousser ce régime à nouer d’autres alliances plus monstrueuses. Vomis par tous, il va réveiller les féodalités traditionnelles, faire appel aux lobbies économiques et financiers, monter de toutes pièces une classe politique à sa solde constituée surtout par hommes qui se distinguent par leur anonymat ou par des opportunistes de tous poils, en rupture de ban avec leurs familles politiques d’origine. C’est avec ce conglomérat qu’il va créer le PRDS. Et durant plus de dix ans, les organisations sectaires de toutes sortes ont contribué à générer une mentalité exclusiviste (tribale, régionale, ethnique, népotiste) et sapé les base de l’État. Le fractionnement du tissu social a été aggravé par un libéralisme sauvage, taillé à la mesure des intérêts de certains hommes d’affaires et des chefferies traditionnelles et maraboutiques. La corruption endémique et les détournements des deniers publics ont achevé de laminer jusque l’idée d’un État centralisateur. Les abus des puissants de ce pouvoir se multipliaient, leur impunité assurée ; les populations croulaient sous le poids de la pauvreté, des maladies, de l’injustice, des frustrations. La tension montait et la guerre menaçait…

Voyant le danger très tôt, l’UFP n’a jamais cessé de lutter pour changer la situation et éviter au pays de basculer dans la violence et l’aventure. Les boycotts successifs de l’opposition n’arrangeait pas les choses. Le parti change de stratégie et décide alors de participer à toutes les échéances électorales ; l’objectif était de se mettre en position de pouvoir dénoncer de l’intérieur les pratiques du pouvoir. En 99, au élections municipales, l’UFP parvient, pour la première fois de l’histoire de cette démocratie, à pousser à la reprise des élections à Nouakchott. De là, elle lança son appel à toutes les forces politiques pour l’instauration d’un dialogue pour un compromis national. L’objectif était d’éviter une « libanisation » du pays.

Initiative qui lui a valu tous les soupçons, toutes les accusations, tous les quolibets…Pourtant c’est cette logique qui a permis à l’opposition de faire pour la première fois de l’histoire du pays, son entrée dans le parlement et de contrôler des communes.

Toutes ces tentatives visaient à contribuer à l’émergence d’un État de droit. Ce qu’aujourd’hui nous avons la possibilité de réaliser. L’État de droit est celui qui garantit à tous ses citoyens l’égalité devant la loi. Ni privilèges superflus, ni impunité ; tous ont les mêmes droits et l’État, en tant que superstructure centralisatrice, assure à chacun la protection et la jouissance de sa sécurité, sa dignité, sa liberté…


 

Échos de la campagne

 

  • Tamchakett : Les abus d’un commis de l’Etat

 Depuis le deuxième jour du démarrage de la campagne, le cadi Fadili Ould Mohamed Ould Raïs, conseiller au Secrétariat permanent du Cmjd, abuse de son statut pour appuyer la liste  indépendante. Ses agissements ont d’ailleurs eu pour conséquence des départs des rangs du Prdr pour constituer des listes indépendantes. Sa campagne consiste à assurer les populations qu’il agit sous mandat du Cmjd en les menaçant de représailles au cas où elles ne voterait pas pour les indépendants.

Le mercredi soir 8 novembre, au cours d’un rassemblement de cette liste, il s’est emparé d’un micro pour déclarer au grand désarroi des populations locales que la liste indépendante va gagner malgré l’opposition de tous. Face à de tels abus, l’UFP, le RfD et les Islamistes se sont plaints hier 9 novembre auprès du hakem de la moughataa. Celui-ci a envoyé partout des émissaires pour le quérir. Il demeure introuvable ; on assure qu’il est parti en voyage, mais tout le monde soupçonne qu’il se cache. Les recherches continuent.

 

  • Soirée culturelle réussie à El Mina

 Les militants d’El Mina ont organisé le mercredi 8 une soirée culturelle de haute facture. Présidée par le tête de liste aux législatives pour Nouakchott et en présence de Salimata Haïdara, candidate pour la municipalité de cette moughataa, la soirée a surtout été marquée par la participation remarquée des jeunes, des femmes mais surtout des artistes. Ces derniers ont transformés les slogans et autres idéaux du partis en chansons (l’attachement à l’unité nationale, la prise en charge des problèmes de citoyens…). En plus des interventions remarquées des deux candidates qui ont expliqué les objectifs et stratégies du parti et appelé les présents à plus de solidarité et de dynamisme pour faire triompher les idéaux du partis qui reflètent ce que la Mauritanie doit être pour tous ses enfants. La soirée ne s’est terminée qu’aux environs de 1 heure du matin.

 

  • Forte percée du parti à Nouadhibou

 L’Union des forces de progrès montre chaque jour de plus qu’elle s’impose comme force incontournable. Cette percée doit beaucoup à la stratégie adoptée dans la moughataa ; une politique de proximité sans bruit au cours de laquelle le message est transmis au cours de veillées organisées chaque soir dans un quartier différent. Cette technique va se poursuivre pour clôturer la campagne par un grand meeting populaire. Signalons, comme preuve de dynamisme du parti, la justesse et la clarté de sa vision, que toute la jeunesse de Boulenoir s’est aligné sous la coupe de la liste de l’UFP.

 

  •  La réussite de l’UFP à El Ghidya, énerve des candidats du Prdr

 Les meetings du parti au Tagant sont désormais pour les populations de la région ce que le miel est aux mouches. Le nombre de plus en plus importants des participants et surtout des adhérents ne fait pas que des heureux. C’est ainsi que le dernier meeting populaire à El Ghidya a été un véritable plébiscite ; un succès qui ne plaît pas aux candidats du Parti républicain démocratique pour le renouveau (Prdr). Ne pouvant souffrir davantage de voir leur base se rétrécir à vue d’œil, certains d’entre eux organisent des expéditions nocturnes contre les biens et symboles de notre parti (déchirure des banderoles et affiches, crevaisons des pneus des voitures…). En plus des menaces et tentatives de corruption en direction des populations.

 

  • Soirée culturelle à Tayarett : Des jeunes adhèrent à l’UFP

 La direction de campagne du parti à organisé la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 une grande soirée culturelle, présidée par Mohamed Ould Moloud, président du parti. Soirée marquant l’adhésion de 58 jeunes étudiants ; occasion qui a permis au président du parti d’exprimer la satisfaction du parti à l’occasion de cet important événement et sa volonté de valoriser toutes ces énergies dans le sens du changement au service de tous les citoyens.

 

Voici la déclaration publiée par ces jeunes :

 Nous jeunes ici présents avec vous, déclarons notre adhésion totale et sans condition dans ce parti ; nous assurons notre intégration dans ses rangs et le travail sous sa bannière, commençant par le travail de sensibilisation et d’adhésions et le travail dynamique en vue de conduire le navire de la nation à bon port.

Ce n’est pas en désespoir de cause, ni par hasard et encore moins par un acte fortuit que notre choix est venu. Bien au contraire, c’est après mures réflexions et observation lucide et patriotique de scène politique et après des recherches assidues, nous sommes parvenus à cette décision d’adhésion. Elle se fonde sur notre confiance en ce parti, et notre confiance en ses programmes politique, économique et social ; confiance que partagent tous les honnêtes militants de ce parti, ces militants pour une indépendance réelle de la Mauritanie, ces militants pour l’avènement de la justice dans la répartition des richesses du pays. Le choix de notre adhésion vient donc de notre confiance en eux et en ce parti en tant qu’institution.

Et nous ne pouvons laisser passer l’occasion sans souligner le rôle du frère militant Mouhamadou Ould Sidi Ould Didih qui a contribué à nous convaincre du choix de ce parti ; nous le remercions également pour son ouverture d’esprit et sa constance dans le débat constructif.

 

  • Meeting de la liste nationale à Ould Yengé

Après Selibabi, les membres de la liste nationale de l’UFP sont en début d’après-midi, ce

Jeudi,à Ould Yengé ou une foule nombreuse et enthousiaste les a accueillis manifestant ainsi son attachement au parti et à ses idéaux . Le meeting qui a démarré quelques minutes après a été qualifié de plus imposant rassemblement organisé à Ould Yengé. En de ces meeting de Sélibabi et Ould Yengé, la délégation a eu plusieurs contacts avec des personnalités et groupes qui ont manifesté leur adhésion aux idéaux du parti et leur détermination à mobiliser les électeurs pour voter en faveur de ses listes.

 

  • Partis politiques et CENI

La réunion à mi-parcours que doivent tenir les représentants des partis politiques avec les autorités, la CENI et la HAPA (Haute Autorité pour la Presse et l’Audiovisuelle) pour discuter des problèmes de la campagne devra se tenir le samedi 11 novembre 2006.

Le soir du même jour, il y aura à la télévision une table – ronde réunissant le ministère de l’Intérieur, la CENI et les partis politiques.  Ce soir, Teyarett organise à Pikine une grande soirée culturelle qui enregistrera la présence des figures du partis. Dans l’après-midi la direction de la campagne du parti à Tevragh Zeïna organise un grand meeting pour les jeunes. Cette manifestation sera rehaussée par la présence de quelques responsables du partis et des candidats à la municipalité et aux législatives.


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