Unité- Démocratie- Justice sociale

Accueil Contactez-nous Sommaire


Google

 

sur le Web

Sur ufpweb.org

 

Page d'accueil ] Haut ] - Alchimiste passe aux aveux ] - Démocratie et gouvernance en Afrique de l'Ouest ] - De la transition à l'alternance, quelles garanties ? (Maréga Baba) ] - Athié Hamath ] - Ibrahima Mifo des Flam ] - La transition de tous les dangers ] - De quelle lutte armée ? ] - Quelle voie pour une transition démocratique ? de LÔ Gourmo ] [ - Les idiots sympathiques (réponse à Alpha Diallo) ]

- Les idiots sympathiques (réponse à Alpha Diallo)


A propos de la demande de justice de Gourmo

Les idiots sympathiques (réponse à Diallo Alpha, par l'Ufp)

Encore une idiotie de l'UFP (Par Diallo Alpha)

"Seul contre tous ... " (Par Diallo Alpha)

Le crétinisme a décidément la tête dure (par Ndiaye Bocar)

La Clarification d’une obscurité

A court d'arguments politiques (Lo Gourmo)

Quand la débandade politique se transforme en comportement crapuleux

De la charge héroïque de Diallo Alpha à l’esprit de responsabilité de mon DENƊI de NICE


Réponse à monsieur Diallo Alpha, chargé de missions de l'AJD,

L'Alpha et l'oméga

Les idiots sont sympathiques

Dans un article délicatement intitulé « Encore une idiotie de l’UFP », diffusé sur Internet et publié ensuite dans l’hebdomadaire Le Rénovateur (n° 61 du 7 septembre 2005) monsieur Alpha Diallo, ancien président de l’AJD et aujourd’hui chargé de mission du même parti, a apporté son lot de pièces rares au musée déjà encombré de perles et de contre vérités que les contempteurs de l’UFP s’efforcent d’ériger autour d’elle. Parce que, dit-il, la campagne électorale a déjà commencé, l’UFP doit accepter sportivement ses attaques, et « apprendre à méditer ces leçons magistrales » que dans sa grande générosité, il daigne lui administrer.

Á l’UFP, nous ne nous considérons pas en campagne électorale, mais cela n’est pas un empêchement à l’exercice d’un débat, même polémique. M. Diallo Alpha nous pardonnera donc de ne pas tendre l’autre joue, et de répondre à ces leçons magistrales par les seules armes que sa rigueur professorale nous laisse, celles de l’idiotie.

Monsieur Diallo, qui est docteur en philosophie et enseigne à l’université, se sent investi d’une mission prométhéenne : éclairer le monde sur les turpitudes de l’Union des Forces de Progrès (UFP), et mettre fin aux «délires hallucinants d’un autre âge», de ce parti.

Le principal objet de la colère de Alpha Diallo est une interview de M. Bâ Boubacar Moussa, parue dans L’Éveil Hebdo (n° 596 du 30 août 2OO5), dans laquelle, selon lui, le premier vice-président de l’UFP aurait déclaré que « la question de la coexistence entre les communautés ne devrait pas être à l’ordre du jour ». Nous refusons de croire que M. Diallo est malhonnête, et préférons penser qu’il n’a simplement pas lu l’interview en question. S’il l’avait fait, il se serait rendu compte que la phrase citée figure bien dans la titraille de l’article, mais qu’elle est absente du corps de l’interview. La rédaction d’un titre, d’un surtitre ou d’un chapeau est de la responsabilité exclusive de la rédaction. Abdoulaye Wane, le journaliste qui a rédigé le sous titre « fautif » a présenté ses excuses dans le numéro suivant de L’Éveil Hebdo. Nous avions espéré que M. Diallo Alpha aurait la politesse de faire de même. Mais M. Diallo est trop pris par son obsession de mettre à nu les idioties et les crimes de l’UFP – MND pour prêter attention à de futiles questions d’élégance intellectuelle.

Ces gens de l’UFP, accuse-t-il, sont de dangereux récidivistes. Ils avaient exigé, dans une déclaration, en 1987, la tête de « Bâ Seydi et de ses compagnons » « qui avaient imaginé faire un coup d’État », et n’étaient donc que « des putschistes imaginaires ». Ils ont lancé un appel à la clémence en faveur de Ould Hannena et de ses compagnons quand ceux-ci ont fait un coup d’État, réel, celui-là. Et Ould Taya, à chaque fois, leur a donné satisfaction. L’UFP fait de la discrimination et « applique une politique de deux poids et deux mesures aux citoyens d’un seul et même pays ». Étrange que notre philosophe s’arrête en si bon chemin, et ne dise pas tout bonnement que c’est l’UFP qui a conçu et mis en œuvre toutes les atrocités commises contre les Négro-africains, entre 1989 et 1991. La déclaration du MND à propos de la tentative de putsch des officiers, en 1987, c’est un peu le serpent de mer de certains courants et militants nationalistes étroits. Qu’ils s’appellent FLAM, Alliance ou Diallo Alpha, tous en parlent, et aucun ne l’a réellement lu. Il est assez étrange que M. Diallo Alpha et ses semblables qui font constamment référence à la déclaration de 1987, ne citent jamais une partie de ce document, pas même la phrase dans laquelle le MND exige, selon eux, l’exécution des auteurs du putsch. Vous avez dit bizarre ?

Á tous ceux qui souhaitent se faire une opinion par eux-mêmes, aux nationalistes négro-africains qui restent assez ouverts pour accepter la confrontation des idées, en particulier, nous conseillons vivement la lecture de ce document qui est l’une des analyses les plus lucides sur la question nationale et sociale en Mauritanie, dans la seconde moitié des années 80. La déclaration de 1987 est accessible sur le site web de l’UFP : http://ufpweb.org/archives/coup87.htm

Un retour au texte original aura peut-être le mérite de faire justice de ce mythe qui nourrit depuis bientôt vingt ans les discours des multiples avatars du nationalisme négro-africain : celui d’un MND avide de sacrifices humains, négro-africains de préférence. Il est possible que M. Diallo Alpha ait en sa possession une version du texte différente de celle publiée par le MND en novembre 1987. En ce cas, il a le devoir de la rendre publique, d’apporter la preuve qu’il ne s’agit pas d’un faux, et achever ainsi de confondre l’UFP – MND.

M. Alpha Diallo est un intellectuel qui prend « toutes les précautions méthodologiques » dans son œuvre de démolition de l’UFP, dont il traque les inepties et les attitudes irresponsables avec autant de conscience et d’ardeur qu’un singe cherchant des poux dans la fourrure d’un congénère. Ces preuves, il croit les avoir dénichées dans les propos contradictoires, selon lui, du président et du secrétaire national aux Relations extérieures de l’UFP. Le premier aurait qualifié « d’inopportune et de non sensée » la réunion de l’opposition de l’extérieur à Dakar, alors que le second considère celle-ci comme « un acquis incontestable du peuple mauritanien ». Si M. Diallo Alpha, encore une fois, avait seulement pris la précaution « méthodologique » de lire l’interview de Bâ Boubakar Moussa, il se serait évité le ridicule de preuves éventées. L’extrait qui suit de cette interview est la réponse la plus appropriée à l’exposé de preuves de M. Diallo.

« Eveil Hebdo : Votre parti est le premier à monter au créneau pour critiquer vivement la déclaration de Dakar. Pourquoi ?

Bâ Boubacar Moussa : (…) Vous vous trompez. Nous avons soutenu le contenu de la déclaration… Parce que cette déclaration est d’accord sur la nécessité d’une feuille de route pour la transition (…) et la mise en place d’un comité de concertation pour son suivi et sa mise en œuvre. (…) Nous n’avons jamais dit que des opposants mauritaniens à l’extérieur ne pouvaient pas se rencontrer pour discuter des problèmes du pays. Le différend porte sur la chose suivante. On nous a invité (…) à Dakar pour discuter des problèmes essentiels qui se posent au pays au lendemain du coup d’État. Et ceci, en nous disant qu’en même temps que nous devions solliciter le soutien du président de la République du Sénégal. Nous avons répondu que lorsqu’il y a des problèmes à l’intérieur d’une famille, la première chose à faire, c’est de se rencontrer (…) pour discuter des différends (…). C’est seulement lorsque nous nous avérons incapables de trouver leurs solutions qu’éventuellement nous pouvons envisager la possibilité de faire recours à un oncle, une tante, un voisin ou un ami. »

Peut-être faut-il faire un dessin à M. Diallo : l’acquis incontestable du peuple mauritanien, c’est la déclaration de Dakar ; et ce que Mohamed Ould Maouloud a qualifié d’inopportun, c’est l’initiative de médiation sénégalaise.

Comme quoi, l’idiot n’est pas toujours celui qu’un doigt mal intentionné a désigné. Notre intention n’est pas de dire du mal des idiots, au contraire. Nous avons pour eux une tendresse particulière, encore que nous préférons de loin les idiots de village aux idiots d’université. Le monde des idiots est riche de personnages colorés - souvent ridicules, parfois flamboyants et magnifiques. Moha le fou, le Maghrébin et Nasr Edine Hodja, des confins turco-persans, dont l’idiotie était l’autre versant d’une sagesse populaire séculaire ; Don Quichotte, l’idiot guerrier et le prince Mychkine, l’idiot sublime. Les « Mauritaniens de l’UFP » comme les appellent M. Diallo Alpha, ne prétendent ni à la sagesse cachée de Moha et de Nasr Edine, ni à la folie chevaleresque du héros de Cervantès, ni à la sainteté christique de l’Idiot de Dostoïevski. Mais ils se sentent honorés de se situer quelque part entre ces horizons indépassables de l’idiotie, et accueillent comme un hommage ce qui, sous sa plume, se veut une insulte. Un idiot, somme toute, c’est souvent un être innocent et sympathique. Un crétin, c’est autre chose. C’est obtus, c’est borné, c’est étroit. Un crétin, ça manque de vision, ça a comme horizon le seul cercle de murailles de ses certitudes. C’est souvent gratuitement méchant, et quand ça l’est, ça sue la haine par tous les pores. Loin de nous, évidemment, la pensée que le docteur Alpha Diallo est un crétin. Un professeur de philosophie enseignant à l’université ne saurait en être un. En tout cas pas intégralement. Et si ce qui suit contredit cette affirmation, notre philosophe ne doit s’en prendre qu’à lui-même.

Car M. Diallo Alpha est un dénigreur paradoxal, qui, en dépit d’une obsession de noircir l’UFP, lui rend un involontaire hommage. Ces gens, affirme-t-il avec beaucoup de sérieux, sont de « grands spécialistes de la manipulation, y compris des chefs d’État ». Idiots et manipulateurs, c’est déjà, pour le moins, antinomique. Mais des demeurés qui manipulent des chefs d’État, c’est presque un miracle, et si cela est vrai, c’est l’indice, au moins, que ces idiots là ne sont pas totalement imbéciles. Á l’évidence, M. Diallo a des difficultés à maîtriser les notions et les concepts ; un comble pour un professeur de philosophie. Ses « délires » sont « hallucinants » et très modernes ; ses spécialistes de la manipulation, des idiots ; il prend la singularité ou la spécificité pour le particularisme ; opposer des ethnies, c’est, pour lui, faire le « dressage » des communautés les unes contre les autres ; dans son monde, « la question de la coexistence » peut faire l’objet d’un « assassinat crapuleux » ; dans sa tête, un « palimpseste » c’est autre chose qu’un parchemin manuscrit qui a été effacé pour être réutilisé. D’après le Robert, Baudelaire parle de « l’immense et compliqué palimpseste de la mémoire ». La mémoire de notre illustre philosophe ressemblerait plutôt à un parchemin effacé sur lequel rien n’a été réécrit.

Alors, la cohabitation entre nos communautés doit elle être inscrite à l’ordre du jour ? Elle est déjà à l’ordre du jour ; la véritable question est dans quel ordre de priorité en aborder et régler les différents aspects. Hélas, les divagations de M. Diallo Alpha sur la démocratie tout court, la démocratie et la discrimination théoriques ne nous sont pas d’une grande aide. Il s’agit, très prosaïquement, de savoir sur quels aspects de la question des solutions consensuelles fondées sur le principe « gagnant-gagnant » peuvent être trouvées dans des délais raisonnables, et à propos de quels autres il faudra adopter une stratégie de gestion à moyen et long terme. Nous sommes à la disposition de M. Diallo et de ses amis pour tout éventuel débat d’idées sur le sujet (c’est nous qui soulignons). « Oui au règlement immédiat et sans délai de la question (nationale) et de la cohabitation entre nos composantes nationales, parce que s’il en est (sic) autrement la République sera grosse de dangers de toutes sortes ». L’exige est radicale, pompeuse et démagogique. La politique, pour ces gens-là, est tout juste l’art des analyses sommaires et des mots d’ordre creux et inopérants C’est quoi donc immédiat et sans délai ? Tout de suite et maintenant ? Maintenant dans un mois ? Ou tout de suite dans un, deux ou trois ans ? La revendication d’une solution à la question de la cohabitation entre les différentes composantes nationales de la Mauritanie telle que formulée par M. Diallo Alpha et ses amis n’a pas encore révélé tous ses dessous. On peut cependant y sentir les effluves d’un communautarisme qui n’ose pas encore se montrer au grand jour, porteur de solutions élitistes qui sacrifieraient de bon cœur le sort des déportés et le passif humanitaire en contrepartie d’une répartition institutionnalisée de l’État entre les différentes composantes ethniques et socioculturelles du pays. Mauritanie – Liban, même destin ?

Notre docteur en philosophe a au moins compris que la République est grosse d’innombrables dangers, ce qui n’est déjà pas si mal. Ce qu’il ne saurait comprendre, c’est que le moindre de ces dangers n’est pas que le premier crétin halluciné venu se prenne pour un génial théoricien de l’unité nationale et pour l’Alpha et l’oméga de la politique.

Nouakchott, le 20 septembre 2005

Le secrétariat national à la communication de l’UFP


Autres débats, en d'autres circonstances


Querelles intestines ...


 


ENCORE UNE IDIOTIE DE L´UFP (article de Alpha Diallo)

Par Docteur DIALLO Alpha Chargé de mission auprès du Premier Secrétaire de l´AJD

Nouakchott - Mauritanie

Vous savez, les mauritaniens de l’UFP sont toujours prêts à polémiquer au niveau de la presse et de la classe politique. C’est un jeu de l’UFP, il faut se faire avec et le considérer sportivement…

C’est justement parce que nous sommes sages et responsables par rapport à la question nationale et sociale que nous avons toutes les raisons de répondre à vos délires hallucinants d’un autre âge consistant à dire tout bonnement que « la question de la coexistence entre les différentes communautés ne devrait pas être à l’ordre du jour ». Eveil n° 596 du mardi 30 Août 2005. Il nous semble aujourd’hui, plus que jamais par le passé, qu’à la suite des souffrances de toutes sortes subies par le peuple, le désordre, la culture de la mort et de brutalité politique, ce sont ceux-là seuls, qui, armés justement de sagesse et de responsabilité ont la capacité de décrypter les exigences que leur propre histoire inscrit à l’ordre du jour.

Il s’agit simplement de prendre toute la mesure de ce qui s’est passé ce matin du 03 Août 2005 où la Mauritanie se retrouve débarrassé du principal fossoyeur de l’unité nationale à travers une politique irresponsable du dressage des communautés nationales les unes contre les autres, de l’exclusion systématique d’une communauté au profit de l’autre.

Si la parenthèse ouverte à l’intérieur de notre propre histoire par ce matin du 03 Août ne nous met que dans la position de gommer parmi les multiples questions qui nous interpellent celle en particulier liée à la coexistence entre les différentes communautés, ce qui est la position officielle de l’UFP., ce parti ne nous donne aucune argumentation rigoureuse concernant son particularisme à l’égard de cette question.

Les raisons de cette attitude discriminatoire par rapport à la question de la coexistence ne sont nullement données et tout laisse croire qu’il s’agit d’une attitude discriminatoire gratuite dont le point culminant sera simplement son assassinat crapuleux.

Tout comme la démocratie exige un égal traitement de tous les citoyens d’un pays, la démocratie théorique exige également un traitement égal de toutes les questions, mais isoler une question, la tenir à l’écart pour ne se pencher que sur les autres questions relève d’une discrimination théorique notoire qui peut être le palimpseste d’une autre discrimination qui, elle est réelle et à toujours produit ses effets néfastes sur la scène de notre histoire réelle.

Lorsque Bâ Seydi et compagnons ont imaginé faire un coup d’Etat, c’est bien cette UFP – MND qui, dans un tract de 1987 avait réclamé la tête de ces putschistes imaginaires et c’est ce que Ould Taya a fait, en suivant les recommandations de cette composante politique nationale particulariste.

Et lorsque en Juin 2003, Saleh Ould Henana et compagnons ont fait un coup d’Etat réel, celui là, c’est cette même UFP qui demande à Ould Taya de jouer à la clémence, à la conciliation et c’est ce que Ould Taya a fait. Grands spécialistes de la manipulation y compris des chefs d’états, ils appliquent une politique de deux poids deux mesures aux citoyens d’un seul et même pays. Ce que nous affirmons ici, est loin d’être une accusation gratuite mais constitue des faits que chacun peut vérifier. Le tract du MND sur le putsch de 1987 existe et est trouvable, de même que la déclaration de l’UFP relative à la gestion du Putsch du 8 Juin 2003.

Un homme ou un groupe d’hommes qui ne prennent aucune précaution d’ordre méthodologique pour éviter d’être sur des positions exécrables de cette nature ne font preuve d’aucune sagesse et sont de surcroît irresponsables.

Les preuves de cette irresponsabilité nous ont été fournies encore à l’occasion de la fameuse déclaration de Dakar que le Président de l’UFP dans une sortie à RFI a qualifié d’inopportune et de non sensée parce que s’étant déroulée à l’extérieur de la Mauritanie et que son secrétaire aux relations extérieures considère comme « un acquis incontestable du peuple mauritanien » dans le numéro 3709 du sud quotidien du 18 Août 2005. Il n’y a pas à ma connaissance un seul parti politique en Mauritanie qui peut faire preuve d’une idiotie comme celle-là où le Président est contredit par ses secrétaires nationaux.

C’est naturellement cette même idiotie qui amène ce parti à vouloir remettre à plus tard le règlement de la fameuse question de la cohabitation au moment où elle est inscrite par l’histoire à l’ordre du jour de manière nécessaire et inéluctable comme la priorité à la quelle il faut s’attaquer, comme l’urgence de l’heure.

Gommer la priorité du règlement de cette question, c’est endosser la responsabilité historique d’installer la Mauritanie dans d’interminables phases transitoire parce que tant que nous laisserons en marge des questions non réglées elles pourront toujours justifier l’irruption sur la scène du pouvoir de groupuscules d’hommes qui vont se donner pour mission de les régler nous installant ainsi et encore dans d’autres transitions dont nous ne pouvons pas par anticipation mesurer toutes les conséquences pour la nation. Il nous semble que pour un mauritanien, être sérieux et responsable en ce moment c’est contribuer à amoindrir les incertitudes de demain plutôt que de les prolonger ou de les laisser s’imposer.

L’UFP doit apprendre à méditer ces leçons magistrales. Si nous avons pu exposer notre point de vue, l’UFP doit sportivement l’accepter parce que c’est la campagne électorale qui commence déjà.

Oui au règlement immédiat et sans délai de la question de la cohabitation entre nos composantes nationales parce que s’il en est autrement la République sera grosse de dangers de toutes sortes.

Nouakchott le 02-09-2005. Diallo Alpha. Chargé de missions de L´AJD


"Seul contre tous" ! Une réponse à la réponse de l’UFP

Par Docteur DIALLO Alpha Chargé de mission auprès du Premier Secrétaire de l´AJD

Nouakchott - Mauritanie (848)

C’est naturellement tout le staff du Secrétariat National à la communication que l’UFP a mobilisé pendant quinze à vingt jours pour m’administrer une réponse.

La montagne en effet, n’a accouché que d’une souris minuscule, une feuille de chou surchargé de contre-vérités.

Je vous signale que cet exercice auquel vous me livrez me sied parfaitement. Et vous faites de moi, à l’image de Samba Guéladièdji ce héros légendaire du Fouta dont le courage se manifeste toujours à travers le fait d’être seul dans l’adversité, votre unique Samba Guélaajeeji. Comme Hier, Samba a toujours été seul contre tous ses adversaires aujourd’hui je suis tout seul contre tout un parti, l’UFP.

Dans ce face à face, je demanderai aux griots de nous régaler avec du Gumbala, du Fantang, du Taraa ou du Pekaan peu importe la nature de l’air, chacun de ces airs me va à merveille pour aller à l’assaut du démantèlement de vos délires ou au dévoilement de leurs sens.

L’UFP m’accuse d’avoir tenu des propos absents naturellement de mon article : "Encore une idiotie de l’UFP !". Nulle part dans mon article, je n’ai affirmé que « ces gens de l’UFP, sont de dangereux récidivistes». Ce bout de phrase que vous me prêtez ne m’appartient pas il suffit de relire mon article pour s’en apercevoir.

Il est totalement absent de la chair de mon texte et constitue le début du 4ème paragraphe de votre texte et vous m’en attribuez la paternité. Ceci est naturellement le plus sale des boulots. Si naturellement mon article doit susciter votre réponse, cette réponse doit au moins s’inscrire dans le respect scrupuleux de mes propos et non à des propos que vous sortez de vos cervelles pour m’en attribuer la paternité. On appelle ceci, simplement la malhonnêteté.

Et pour l’essentiel, votre réaction à mon article me conforte davantage dans mes thèses puisque, à votre responsabilité que j’ai moi-même soulignée dans l’exécution des 3 officiers négro-africains en 1987, (responsabilité qui ne fait aucun doute si nous inscrivons votre texte de 1987 dans son contexte où la chasse aux négro-africains avait commencé déjà depuis Septembre 1986), Vous ajoutez vous-mêmes, de votre propre plume une autre responsabilité que je n’avais pas pu voir précédemment et cette responsabilité-là, c’est vous-mêmes qui la soulignez dans le quatrième paragraphe de votre feuille de banane au niveau des phrases qui constituent la suite logique des propos que vous me prêtez :

« …. Etrange que notre philosophe s’arrête en si bon chemin et ne dise pas tout bonnement que c’est l’UFP qui a conçu et mis en oeuvre toutes les atrocités commises contre les négro-africains en 1989 et 1991 ».

Si le début du paragraphe constitue un mensonge qui me prête des propos qui ne m’appartiennent pas, ce mensonge est pourtant lui-même révélateur de votre attitude que vous décrivez d’ailleurs mieux que quiconque : « ces gens de l’UFP sont de dangereux récidivistes…… et il faudra enchaîner ce bout de phrase avec sa suite logique.

Toutes ces grinçantes phrases cette auto-accusation, vous en êtes les auteurs et les seuls, je ne suis l’auteur d’aucune de ces phrases, ce sont vos propres phrases dont je n’ai fait que dévoiler la logique du sens. C’est bien l’UFP qui écrit : « Ces gens de l’UFP sont de dangereux récidivistes….. [et il est] étrange que notre philosophe s’arrête en si bon chemin, et ne dise pas tout bonnement que c’est l’UFP qui a conçu et mis en oeuvre toutes les atrocités commises contre les négro-africains entre 1989 et 1991 ».

Lorsque vous affirmez ici que vous êtes de « dangereux récidivistes », cela est parfaitement vrai dans la mesure où avant que vous me demandiez en 1987 la tête des 3 officiers négro-africains vous aviez commencé, suite aux arrestations de 1986 des auteurs et présumés du « Manifeste du négro-mauritanien opprimé », par initier une pétition de soutien aux arrestations de 1986, pétition que vous avez fait circuler dans tous les ministères et tous ceux qui avaient refusé de la signer ont été révoqués immédiatement de leur fonction par Ould Taya. Les arrestations de 1986 et cette pétition de soutien initiée par le MND constituent bel et bien le début de toutes les atrocités commises contre les négro-africains entre 1987 et 1991 ». Le monde civilisé lui, fait circuler des pétitions pour demander la libération de tel individu ou groupe d’individus, les obscurantistes du MND – UFP eux, font circuler des pétitions pour réclamer l’incarcération et la potence de leurs propres concitoyens.

L’humanisme et la défense des droits humains n’est naturellement pas votre spécialité et lorsque Maouya sera traduit en Justice au Tribunal Pénal International pour crimes contre l’humanité, naturellement l’UFP sera à ses côtés parce que de ses propres aveux elle est hautement compromise dans cette page sombre de l’histoire de la Mauritanie, cette compromission, c’est elle-même qui le dit, ce sont ses propres mots. Cet aveu que vous faites bêtement à votre insu vous coûtera très cher.

Les propres maux de l’UFP dans tout un autre registre continuent encore à travers ces propres mots surprenants de son Secrétaire National au relations extérieures Lô Gourmo Abdoul qui, parlant de la déclaration de Dakar dans le N° 3709 du Sud Quotidien du jeudi 18 Août 2005 écrit : « L’UFP a été le premier parti à avoir réagi [par la condamnation] à la déclaration de Dakar. Nous avons en effet, exprimé les premiers notre scepticisme, car nous ne comprenions pas alors, les tenants et les aboutissants de ce qui nous apparaissait de loin comme une initiative prématurée ».

Lorsque un parti politique qui est une institution de la République ne comprend pas comme Gourmo le dit lui-même, les tenants et les aboutissants d’une affaire, ce qu’il doit faire de mieux, c’est de coudre sa bouche ou d’y glisser une boule de boue mais ne pas faire de hasardeuses et prématurées déclarations de condamnation à RFI ou dans les journaux. Lorsqu’un parti politique ignore les tenants et aboutissants d’une affaire le principe de responsabilité voudrait qu’il prenne le temps de savoir avant d’agir mais agir prématurément dans l’ignorance c’est faire preuve d’une idiotie monumentale doublée d’une irresponsabilité caractérisée.

Il n’y a aucun signe de crétinisme dans l’architecture globale de ce texte, cependant l’idiotie demeure une donnée qui persiste de manière têtue. Tant que l’UFP restera à l’intérieur des limites d’un débat civilisé, je riposterai immédiatement à ses attaques légères et je n’aurai pas besoin pour cela de mobiliser tout mon parti ni son quelconque Secrétariat National encore moins deux semaines de cogitation intellectuelle. Je riposterai immédiatement et naturellement je serai comme Samba Guélaajeeji, « Seul contre tous ».

Nouakchott le 22 /09/2005


Réponse à la ... réponse de Diallo alpha ex président de l’AJD:

Le crétinisme a décidément la tête dure

Dans ce que je pense être une ultime manifestation de ... crétinisme, notre philosophe local revient à la charge avec encore plus de ... crétinisme.

Décidément tu n’as rien compris et ton errance «philosophique» n’aura servi qu’à t’enfoncer davantage. L’ufp regorge de talents et tu ne le sais que trop bien. Comme tu n’ignores guère que toutes ces compétences sont interchangeables dans ces conditions, je ne désespère pas que tu puisses comprendre un jour, que ce parti n’a pas besoin de 15 jours pour répondre aux inepties que tu déverses depuis quelques temps, menacé que tu sembles être par la disparition imminente de ce qui a toujours constitué pour toi un fonds de commerce. Tu sembles en effet soudainement atteint d’un mal mystérieux dont le moins qu’on puisse dire est qu’il se manifeste de manière assez curieuse. En utilisant cette formule de politesse j’espère aussi que tu auras compris que je t’accorde le bénéfice du doute. En tout état de cause le titre de ta feuille de haricot (pour utiliser des termes que tu affectionnes visiblement) sonne comme un véritable aveu de faiblesse et tes comparaisons hasardeuses à Samba Guéladio rendent ton cas encore plus désespéré et pathétique.

Tu t’es attaqué à un parti, et comment peux tu t’étonner que la réponse vienne de son service communication même si elle a pu être confiée à une seule plume ! Si, comme tu le dis, cet exercice te sied si bien, que dire donc de l’Ufp qui compte dans ses rangs quelques unes des plus belles plumes de ce pays ?

Non, mon cher philosophe, tu ne peux pas te prévaloir de ta propre turpitude, car en ouvrant le feu sur des gens qui en ont vu d’autres, il ne fallait pas être aussi crétin et penser que cela ne serait pour toi qu’une petite promenade de santé. Nous aussi sommes prêts à relever n’importe quel défi et, mieux que cela, nous te laissons le choix des armes :

- attaque-toi à un militant de notre parti et ce dernier se fera le plaisir de te rendre la monnaie de ta pièce ;

- calomnie et insulte l’Ufp, et son service communication te remettra à ta petite place.

Choisis l’arme qui te conviendra à l’avenir, mais saches que tes références décalées à ce héros légendaire auquel tu t’identifies, (quel toupet) ne te seront d’aucun secours.

«Feuille de choux», « feuille de banane » et quoi encore ! L e triste exercice de déculpabilisation auquel tu te livres et qui réduit ta soit disant réponse à un mauvais commentaire de texte, me donne l’exacte mesure des nullités que tu as pu livrer à tes malheureux étudiants.

Si, dans tes rêves les plus fous, tu as pu, sans aucune pudeur, te comparer à SGD, il n’est alors guère étonnant que tu aies osé, sans sourciller, produire des contre vérités historiques comme cette pétition dont tu parles, et qui en fait n’est que le fruit d’une imagination dangereusement débridée. Décidément, pour un philosophe, l’esprit de suite n’est visiblement pas ta tasse de thé, et au train où ton esprit va, tu risques de faire l’objet d’une pétition, une vraie celle là, qui émanerait de tes étudiants pour délires «philosophiques intempestifs».

Et, revenant à ce qui semble être pour toi et pour bien d’autres avant, un éternel formatage politique, tu t’en prends ensuite à Gourmo Lô, en interprétant, hors contexte, des propos qui, en leur temps, avaient été considérés par beaucoup de formations politiques et d’organisations de la société civile comme une position juste. Mais je suis convaincu que s’il en éprouvait la nécessité, 15 mn lui suffiraient pour éclairer ta lanterne. Quant au staff de communication de l’Ufp qui te hante tant, il est trop occupé par ce qui aujourd’hui focalise l’attention des patriotes de ce pays pour ne pas perdre son temps à polémiquer avec un philosophe frileux et qui par dessus le marché n’a même pas le courage d’assumer ses propres…. inepties.

Je demeure convaincu qu’il s’agit là d’une position solitaire que tu ne partages ni avec les militants de l’AJD, ni avec les membres de sa direction. En cela cher ami, tu es en retard d’une époque, car ces attitudes sont passées de mode. En effet, et je le concède volontiers, par le passé, attaquer le MND faisait «classe», car c’était à la fois se frotter à un monument politique historique et s’adonner à un exercice d’initiation à la chose politique. Oui, c’est vrai, il y a quelques temps de telles prouesses se vendaient bien. Aujourd’hui, cette marchandise là, personne n’en veut, quelque soit l’emballage dans lequel tu la glisses, car l’ensemble des forces politiques qui se respectent n’ont qu’une seule préoccupation : travailler de concert pour que la période de transition se déroule dans la sérénité et préparer toutes les conditions pour que l’après transition soit pour l’ensemble de notre peuple une ère de paix propice à la résolution, dans la concorde nationale, de l’ensemble des problèmes auxquels nous sommes confrontés.

Je ne sais pas, mon cher ami, si cela est pour toi une préoccupation majeure, mais je suis par contre convaincu que, pour l’AJD dont tu es un des chargés de mission, il s’agit là en effet d’un objectif essentiel.

Sur l’ensemble de ces questions, mon cher philosophe, c’est quand tu veux et où tu veux et pour le temps que tu voudras !

Sans aucune rancune

26/09/05

B. NDIAYE UFP/ FRANCE


A court d'arguments politiques dans leur polémique avec les forces démocratiques, en particulier avec l'UFP, nos ex Nationalistes étroits ont donc basculé, à nouveau, dans la boue des insultes crapuleuses et la fange de la diffamation, comme il fallait s'y attendre.

Qu'à cela ne tienne ! Au moins MM Samba Jaa et Ibrahima Sow ont eu le courage d'émettre des accusations précises à mon encontre et à celle de mon ami et camarade Ndiaye Bocar.

En ce qui me concerne personnellement, M. Jaa dit que je suis allé "signaler aux autorités préfectorales (du Havre) toutes les familles haalpularen polygames. Mettant ainsi ces familles dans des situations extrêment pénibles au vu des lois de France."; que je suis "depuis peu très proche de la fille (17 ans) de Camara Modi (ancien Professeur de philo et ministre)..."; que j'ai "cherché puis trouvé des centaines d'inscriptions en France à des stagiaires exclusivement maures...".

L'extrême gravité de ces accusations, reprises dans son jargon habituel par M. Ibrahima Sow de Baltimore et les conséquences qui en résultent sur mes droits fondamentaux m'amènent à penser que mes honorables accusateurs ont en leur possession au moins des debuts de preuves.

En tout cas, il sera particulièrement intéressant de les voir tous les deux exposer ces preuves devant des juridictions compétentes, c'est-dire celles des lieux où de telles accusations diffamatoires ont été formulées ou ont pu être visualisées ou entendues.

Etant entendu, toujours du point de vue du droit, que les serveurs et administrateurs de sites où de tels tels propos diffamatoires ont été émis, auront également à répondre de leur responsabilité pour avoir rendu possible la diffusion, à l'échelle d'internet, de telles propos crapuleux.

En conséquence, je demande à chacune des personnes concernées par ces propos diffamatoires- qui n'ont aucun fondement sinon leurs fantasmes et leur propre sentiment d'impuissance politique- de retirer leurs accusations et de me présenter leurs excuses dont j'examinerai la sincérité, au plus tard dans les 48 heures qui suivent la diffusion de ce message, en prélude à une plainte que je porterai devant les justices française, américaine et suédoise, conformément au droit international privé.

LO Gourmo Abdoul


La Clarification d’une obscurité

Depuis qu’un certain N’Diaye Bocar de l’UFP/France a reçu de ma part une trop bruyante mais courte réponse coïncidant avec une seule phrase ; « les sacs de la SOMIS », j’ai reçu des quatre coins du monde des e-mails me demandant de jeter un regard par le trou de la serrure pour dévoiler ce qui se cache dans la chambre obscure de la phrase en guillemets ci-dessus : «les sacs de la SOMIS ».

C’est en effet parce que je suis profondément ancré dans ma culture Pulaar que je partage entièrement ce précepte de sagesse de cette culture qui veut qu’on donne en toutes circonstances et même à ceux qui ne le méritent pas le « Suturo », entendez, pour la traduction en Français de ce concept, le cache-sexe avec lequel on recouvre un individu qui se dénude subitement. Le cache-sexe va permettre de soustraire cet individu au regard d’autrui, parce que comme vous le savez avec Jean Paul Sartre : «l’enfer, c’est les autres».

Pour davantage donner à notre interlocuteur du « Suturo », nous allons laisser simplement notre réponse telle que nous l’avions formulée dès le départ en y ajoutant à la fin de la phrase l’expression " que vous avez et ensuite des pointillés et enfin, en y ajoutant pour terminer, en plein jour après une virgule ; ce qui transforme notre réponse en ceci : « les sacs de la SOMIS que avez ….. …………en plein jour »

Ces pointillés constituent le « Suturo » que nous accordons à notre contradicteur, en brouillant les pistes sur la nature de l’acte accompli en plein jour et en laissant aux curieux de toute sorte de soin de regarder par eux-mêmes et pour eux-mêmes le trou de la serrure pour voir cette lumière qu’enveloppe malicieusement la chambre obscure. Lorsque leurs yeux seront foudroyés par l’éclat de cette lumière au point de devenir aveugles, alors qu’ils veuillent se taire ou à défaut, murmurer simplement pour ne pas multiplier ceux qui sont susceptibles d’entendre parce qu’au Fouta, le « Suturo » est une vertu cardinale que même les dénudés ont intérêt à observer avec une plus grande vigilance.

Dès le départ, j’avais pourtant prévenu l’UFP en disant qu’elle était entrain de m’entraîner sur un terrain qui me convenait parfaitement parce qu’il s’agit d’un terrain philosophique où je bénéficie sur l’UFP et de tout ses militants de l’avantage du professionnalisme – professionnel de la philosophie, je le suis parfaitement puisque je suis payé à la fin de chaque mois pour enseigner aux étudiants non pas la philosophie, mais comment philosopher ? Comment l’UFP ou son militant peut rêver un seul instant pourvoir avoir le dessus sur moi, sur un terrain qui est par définition le mien ?

Ce qu’en tant qu’aîné, je conseille à l’UFP et ses militants, c’est de mettre fin à ce débat dans lequel elle ne sera que perdante et de fouetter ailleurs, d’autres chats où elle peut gagner.

Sur le terrain de la confrontation des idées, du contrôle de leur rigueur et de l’argumentation qui les soutiennt, moi qui vous parle, je ressemble plutôt comme on dit en Pulaar à un mortier et «hay gooto waawaa ngaabodaade e wowru» - «personne ne peut maintenir sa bouche grande ouverte comme celle d’un mortier». J’espére que ceci sera la fin du débat….


De la charge héroïque de Diallo Alpha à

l’esprit de responsabilité de mon DENDI de NICE

La SOMIS ! Ah, la belle époque ! Merci de ce rappel si rafraîchissant, pour moi même et pour l’ensemble des 420 employés qui virent un beau jour leur outil de travail saccagé et leur avenir sacrifié sur l’autel des intérêts tribaux et particularistes; aux anciens ouvriers qui me liront, j’adresse toutes mes amitiés.

Seulement voilà, je ne vois aucun rapport que cette société aurait pu avoir ni avec l’ufp, ni avec la fameuse pétition de l’ancien MND appelant à la décapitation des militaires négro-mauritaniens en 1987, ni avec l’AJD et ses positions sur les grandes questions de l’heure, ni avec les déportés et les exilés du Senegal, du Mali, de France et de Navarre, ni avec le passif humanitaire des années TAYA, ni avec les veuves que SAMBA GUELADJO DJIEGUI aurait, dans une chevauchée fantastique, défendu contre toutes les armées du monde, ni avec le CMJD et son gouvernement de transition et encore moins avec la philosophie et les……philosophes; alors bonjour la déception !

Mais, comme libéré de ce syndrome de la feuille blanche connu de tous les thésards (et je suppose qu’il en fut un), et répondant aux demandes d’éclaircissement qui venaient de toute parts, mr Diallo, dans sa bienveillante sollicitude, daigne enfin apporter la réponse que le monde entier attendait : «il s’agit de sacs qu’un certain Ndiaye Bocar aurait…..en plein jour», laissant aux esprits intelligents cette lourde tâche de deviner le fin mot de l’histoire; fuyant en quelque sorte ses responsabilité, mr Diallo se défausse sur ses lecteurs laissant à chacun le choix de partager avec lui, cet exercice de C……..

Pour aider tous ceux qui sollicitaient une explication sur ces sacs, je dirai que ce certain Ndiaye Bocar les auraient volés en plein jour ! c’était tellement plus simple à DIRE même si le mot lui faisait peur, même si Diallo Alpha que je ne connais ni d’ADAN ni D’EVE, n’aurait aucun «daliilou» pour étayer ses affirmations; mais qu’à cela ne tienne cette attitude me réconforte dans mes convictions les plus profondes, et relève d’un cran le mépris royal que j’ai toujours eu pour ce web à travers lequel on peut dire tout et n’importe quoi; je m’en veux à la limite d’avoir succombé à cette tentation et foulé de plein pied ce mur des lamentations qu’on appelle TOILE et qui n’en porte que merveilleusement son nom.

Mais vois-tu mr DIALLO, pour quelqu’un qui est payé pour apprendre aux autres l’art de la raison, tu me déçois, franchement ; « a waawa ngabaade»; j’attendais mieux du héros légendaire, même si du philosophe j’étais pas naïf au point de croire que des merveilles sortiraient de sa bouche; encore une fois je te dis mon cher ami que tes «gubbaali» ne te serviront à rien, que tu sois un «wowru» ou quelque chose d’encore plus large ! je refuse cependant de croire que l’AJD, c’est çà ! je ne peux y croire d’autant plus que j’en connais de très sérieux, y compris dans ma propre famille, avec qui je discute Politique mais aussi Sciences et Histoire, mais toujours en rigolant et autour d’un verre de thé, s’il te plaît ; tu vois mon cher ami, contrairement à toi,je ne suis pas un adepte de la pensée unique, et manquer d’idées ne me conduira jamais à me défouler sur la vie privée des gens y compris mes pires ennemis ; mais toi et moi ne sommes que des adversaires politiques, du moins, c’est ce que je croyais jusqu’à la lecture de ta feuille de C…. ; saches encore une fois qu’à ce jeu, tu seras forcément perdant ; l’ufp est une machine trop lourde pour les épaules fragiles d’un philosophe en mal d’inspiration ; et si ta proposition de trêve est sincère, je te dis «chiche», en espérant te revoir très bientôt sur l’une des tribunes de Nouakchott!

Sans rancune :B. NDIAYE

Et quant à toi mon cher dendi de Nice, je te dis bonsoir en espérant que tu es au meilleur de ta forme ;c’est avec un très grand intérêt que j’ai parcouru ton texte relatif aux récents échanges entre Alpha diallo et moi même ;au risque de te surprendre je dirai que pour l’essentiel, je suis d’accord avec toi, sauf naturellement sur les points ci dessous :

-en répondant aux différents articles de diallo alpha je n’étais nullement guidé par un esprit de polémique, mais par l’unique nécessité de rétablir la vérité historique ; ça n’était donc ni la manifestation d’un esprit de corps qui serait très fort à l’ufp, ni l’expression d’un désir d’exister «contre vents et marrées», mais une esquisse de contribution à l’éclairage d’un pan entier de notre histoire et d’une opinion prise en otage par des discours à la fois démagogiques et surtout….. dangereux.

-l’ufp est un parti majeur qui a une ligne politique fondée sur des convictions aussi anciennes que la nation mauritanienne, et n’a nul besoin de cet instinct grégaire auquel tu fais allusion ;

l’adhésion massive à sa politique de dialogue et l’aura dont il bénéficie auprès de l’opinion publique internationale sont, s’il en étaient besoin, les preuves vivantes d’une existence véritable.

Je suis par contre d’accord avec toi quand tu dis que l’ufp doit éclairer la lanterne de tous ceux qui le demandent, les abusés et les trompés, mais aussi celle de tous ceux qui sont sincères dans leur doute, parce que, comme toi, je pense que la fonction première d’un parti qui se veut d’avant-garde, doit être avant tout pédagogique; mais cette exigence de clarté et ce devoir de vérité sur l’ensemble des questions, doivent pouvoir être formulés sans insultes et sans fanfaronnades; mais tu comprendras aussi, cher dendi, que ce devoir d’éclairage ne concerne guère ceux d’entre nous qui dorment les yeux ouverts, car, à l’impossible, nul n’est tenu .

Je suis en phase avec toi aussi quand tu affirmes qu’il convient de rester vigilent, le processus actuel étant potentiellement réversible; ceci est d’autant plus vrai que l’ufp fut, au lendemain du coup d’état, le premier parti à appeler au rassemblement de l’ensemble des forces politiques pour ne pas laisser aux militaires le champ libre, conscient qu’il était de la fragilité du processus; mais il ne fut écouté que dans quelques rares milieux ; encore une fois il eut tord d’avoir eu raison très tôt .

Mais, au delà de ces certitudes aujourd’hui très largement partagées, mais aussi des divergences qui peuvent séparer nos analyses respectives, nous devons tous nous respecter ; nous (les mauritaniens) ne sommes pas obligés de passer des week-end ensemble (même si je t’invite à venir me voir ; mais pour des gens qui veulent sauver la maison commun, nous sommes tenus à cette obligation de respect.

En tout cas pour ma part ? sois assuré de tout l’intérêt que je porte au débat sincère, même très lourdement contradictoire, mais toujours fructueux, salutaire et courtois.

En ces temps où chaque peuple cherche les voies et moyens de se réconcilier avec lui même (des commissions Sud-africaines à la charte pour la réconciliation et la paix en Algerie en passant par les initiatives Marocaines, pour ne citer que ces exemples), nous devons nous aussi nous atteler à trouver les ressorts internes nécessaires à la restauration de la concorde et la paix des cœurs ; mais qu’on se le dise, ces objectifs ne seront atteints que quand on osera enfin se « lâcher», c’est à dire de parler de tous ces maux qui hypothèquent notre avenir.

Dans cette quête, il n y a de place ni pour la diffamation et la contrefaçon, ni pour la surenchère et le bellicisme.

Je joins ma voix à la tienne pour dire, qu’en cette période de «transition de tous les dangers», il faut qu’on sache raison garder, car, les chemins qui mènent en enfer sont très souvent pavés de très bonnes intentions !

Ton DENDI B.ndiaye


Quand la débandade politique se transform e en comportement crapuleux

Quand la débandade politique se transforme en comportement crapuleux.

Il est notable de constater depuis un certain temps quelques individus trois ou quatre qui peuvent être réduits à deux (car il semble que certain de ces pseudonymes représentent le même individu) se sont donnés comme « job » sur la toile non de produire des analyses pour les faire partager avec l’ensemble des internautes, mais de « réagir » à celles des autres par des insultes, des calomnies, des propos indécents souvent contre des personnes et parfois contre des communautés. Mais, ces messieurs, ayant constaté que leurs inepties n’intéressent personne, ont décidé de descendre encore d’un cran.

En décidant de porter des accusations très graves par leurs caractères crapuleux et indignes à Lo Gourmo et à Ndiaye Bocar, il y a lieu de se demander si ces messieurs se rendent compte du mal qui font subir non pas seulement aux hommes publics qu’ils sont, mais surtout à l’ensemble de leurs familles respectives. J’espère qu’ils auront le courage d’assumer toutes les conséquences de tels actes. Je rappelle seulement qui les prisons ne sont pas remplies que de dictateurs, la justice est aussi faite pour traquer des délinquants.

Le site flamnet qui semble être l’un des rares qui laisse passer ce genre de délinquance doit aussi en assumer la responsabilité et en tirer toutes les conséquences de manière claire et précise et nette.

Il serait très dommage que ce site qui a été une tribune d’idées (que je ne partage pas très souvent) se laisse entraîner dans ce genre de dérives qui lui seront nécessairement préjudiciables et à cause de deux ou trois individus.

Quand la déroute et la débandade politique se transforment en cauchemar, ils poussent les individus à être plus bas que bas.

Maréga Baba/France


Page d'accueil ] - Alchimiste passe aux aveux ] - Démocratie et gouvernance en Afrique de l'Ouest ] - De la transition à l'alternance, quelles garanties ? (Maréga Baba) ] - Athié Hamath ] - Ibrahima Mifo des Flam ] - La transition de tous les dangers ] - De quelle lutte armée ? ] - Quelle voie pour une transition démocratique ? de LÔ Gourmo ] [ - Les idiots sympathiques (réponse à Alpha Diallo) ]

Pour toute question ou remarque concernant l'Ufp ou ce site Web,
 webmaster@ufpweb.org
Copyright © 2005