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Déclaration à propos du coup d’État du 3
août 2005
Première session du Bureau National issu du
IIe Congrès ordinaire du Parti
Communiqué
sur le Forum de Cotonou
Déclaration sur l'attaque de Lemgheity
Visite du ministre israélien des Affaires
étrangères en Mauritanie
Le monde rural en péril
(01-03-05)
Session du Bureau exécutif de l'UFP
(11-02-05)
A propos du verdict de Ouad Naga
(6-02-05)
Déclaration : Procès et tortures
(03-01-05)
A propos de l'amnistie
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Vendredi 2 septembre 2005, le
Président du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie (CMJD) a
prononcé, pour la première fois, une allocution solennelle par laquelle il
définit un programme pour la transition et annonce une amnistie générale pour
l’ensemble des Mauritaniens condamnés pour des crimes et délits politiques. L’UFP
exprime sa satisfaction et soutient pleinement cette allocution qui répond à
deux de ses propositions majeures et lance un appel pressant à l’ensemble des
parties prenantes de la scène publique pour que ce programme fasse l’objet d’un
consensus national et bénéficie du soutien de l’ensemble des Mauritaniens et de
leurs amis.
Afin que ce programme
réponde aux aspirations et aux attentes de notre peuple, il nous semble
indispensable de le compléter sur les points suivants :
1. La
réconciliation nationale :
Durant la période écoulée,
les communautés négro-africaines ont souffert plus que toute autre de la
discrimination, des atteintes les plus graves aux droits de la personne, y
compris de crimes abominables. En attendant de créer les conditions permettant
aux pouvoirs publics de faire la lumière sur cette partie de notre histoire,
d’exprimer une demande de pardon public, il convient de mettre fin aux
souffrances actuelles : retour des déportés, réparation pour les victimes et
ayant droit, rétablissement des fonctionnaires et militaires dans leurs droits,
etc. C’est possible au cours de la transition, et il est indispensable de
s’armer du courage nécessaire pour en discuter franchement et prendre les
mesures qui s’imposent. Il reste les questions de fonds relatives au passif
humanitaire et à la coexistence entre les communautés arabe et négro-africaines.
D’aucuns, à titre légitime, s’inquiètent de les voir rejetées aux calendes
grecques si nous n’en débattions pas au cours de la transition. L’UFP soutient
leur souci de poser ces questions mais elle estime que leur gravité et leur
importance majeure pour notre peuple méritent qu’on prenne le temps nécessaire
pour en débattre et en tirer des conclusions conscientes et engageantes, en vue
de renforcer durablement l’unité de notre peuple : cela demande des dispositions
réelles, du recul et de la sérénité que les conditions de la transition ne
permettent pas. L’UFP suggère que l’ensemble des parties prenantes de la scène
publique s’accordent sur la démarche et prennent l’engagement solennel de
prendre en charge le dossier au lendemain de la transition. Quant à elle, elle
s’y engage, d’ores et déjà.
2. La question de
l’esclavage : elle préoccupe, à juste titre, l’ensemble des Mauritaniens, en
particulier les principales victimes et l’opinion publique soucieuse des droits
humains. La pratique de l’esclavage devrait être publiquement dénoncée et
décriée, et les survivances faire l’objet de mesures visant à l’éradication
(juridiques, économiques et sociales) durant la transition - le débat de fonds
en la matière ne pouvant être conduit avec des chances de succès qu’au lendemain
de la transition.
3. Les questions liées à
la survie quotidienne des populations (l’accès aux denrées de première
nécessité, les soins de santé primaire, l’éducation, etc.) : en attendant
d’engager un débat national sur la répartition des richesses, la transition
devrait se préoccuper de manière prioritaire d’alléger leurs souffrances en
s’attaquant en même temps aux monopoles privés (transports, boulangeries,
boucheries), aux passe-droits, aux ententes illicites et aux secteurs maffieux
de l’économie.
4. Le suivi et la mise en
œuvre du programme de transition : ils exigent la mise en place d’un cadre
adéquat, regroupant l’ensemble des parties prenantes de la scène publique. Un
décret complémentaire au décret n° 2005-077/PM pourrait être envisagé pour
définir les règles de fonctionnement de ce cadre et sa mise en place effective.
Les résultats des travaux des conseils interministériels, attendus dans un délai
maximum de 60 jours, devraient être discutés et enrichis dans ce cadre, avant
d’être adoptés par le gouvernement et le CMJD, et non le contraire.
Nouakchott le 3 septembre
2005
La Présidence

A PROPOS DES MESURES DE TRANSITION ANNONCE ES PAR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL
MILITAIRE
Samedi 6 août 2005, le
Président du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie, le Colonel Ely
Ould Mohamed Vall a reçu l’ensemble des partis politiques de notre pays. Il a
prononcé une allocution dans laquelle il a procédé à une analyse rétrospective
de l’expérience politique de notre pays, de l’indépendance à nos jours. Tirant
les leçons de l’expérience du parti unique (PPM) et des Structures d’Education
des Masses (SEM) et de leurs conséquences néfastes, M. Ely Ould Mohamed Vall a
estimé que le processus de démocratisation amorcé au début des années 90 est la
meilleure expérience qu’a connue notre pays. Le germe mortel de cette
expérience, selon lui, se trouvait, néanmoins, dans la confusion entre le rôle
de Président du PRDS et celui de Président de la République. Le Président de la
République et son parti, le PRDS, bénéficiaient ainsi de tous les avantages,
viciant alors la vie politique du pays. Dans la mesure où il était devenu
impossible de modifier cet état de fait, il n’y avait d’autre choix, selon lui,
pour éviter à notre pays une situation comparable à celle de la Côte d’Ivoire ou
de la Somalie, que celui choisi par les forces armées le 3 août 2005.
M. Ely Ould Mohamed Vall se
propose de réviser la constitution en réduisant le nombre de mandats
présidentiels à deux, et leur durée à quatre ou cinq ans, tout en modifiant
l’article 104. Le délai de la révision constitutionnelle ne devrait pas excéder
un an, et les élections présidentielles et législatives seront organisées dans
deux ans au maximum. Le Président du Conseil Militaire, les membres dudit
Conseil, le premier ministre ainsi que les membres du gouvernement de transition
ne seront pas éligibles. Le Conseil militaire et le gouvernement s’abstiendront
de soutenir un quelconque parti politique et se dissoudront dès la fin du
processus électoral. Une Commission Nationale Electorale, dont les attributions
seront définies après consultation, accompagnera le processus et des
observateurs extérieurs seront admis. M. Ely Ould Mohamed Vall a
particulièrement insisté sur la sincérité absolue de ses propos et sa volonté
inébranlable d’aller jusqu’au bout du processus. Il a affirmé sa disponibilité à
rencontrer l’ensemble des acteurs politiques, à leur demande, pour discuter de
l’ensemble de ces questions. En outre, des débats, dont il n’a pas précisé la
forme, permettront d’approfondir les échanges et les points de vue des uns et
des autres.
L’UFP, après avoir procédé à
une analyse approfondie de l’allocution du Président du Conseil Militaire, se
félicite de son contenu, ainsi que des accents de modestie et de sincérité qui
s’en dégagent. Depuis plus d’un an, constatant la crise profonde que traverse
notre pays, à la fois au plan politique, économique et social, l’UFP s’est battu
pour convaincre, en particulier l’ex-Président, de l’urgence et de l’impérieuse
nécessité de réformer profondément le mode de gestion des affaires du pays, sur
des bases consensuelles. Les propositions avancées par le Président du Conseil
Militaire répondent aux aspirations du peuple et aux revendications de
l’opposition. L’UFP, comme par le passé, animée par les intérêts supérieurs de
notre pays et de son peuple, ne ménagera aucun effort pour contribuer au succès
d’une transition pacifique sur la base de ces propositions, ainsi que leur mise
en œuvre effective.
Pour qu’il en soit ainsi, l’UFP
estime qu’il est essentiel, sous la forme la plus judicieuse, que le Conseil
Militaire et l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile,
parviennent à un accord qui, sur cette base, engage solennellement l’ensemble
des parties. En effet, pour la stabilité du processus, le consensus minimal est
indispensable pour prévenir et maintenir dans des limites tolérables pour la
paix civile les tensions et pressions extérieures et intérieures (régionales,
tribales et politiques) qui ne manqueront pas de s’exercer et de menacer notre
pays d’une dérive chaotique.
Le Président du Conseil
Militaire a suggéré que des débats soient organisés autour de l’ensemble des
préoccupations qu’il a évoquées. En vue d’assurer l’efficacité de ces débats et
le suivi de la concertation entre les acteurs, de garantir la mise en œuvre des
conclusions auxquelles ils aboutiront, il est primordial d’en définir le cadre,
certes souple et permanent. L’UFP propose que les consultations nécessaires
soient menées dans les meilleurs délais, pour parvenir à des conclusions
emportant l’adhésion de toutes les parties concernées, sous l’égide du
gouvernement de transition.
Le coup d’Etat du 3 août 2005
a eu lieu dans un contexte international difficile où cette forme de prise de
pouvoir engendre, généralement, des sanctions pouvant être particulièrement
préjudiciables à la vie des populations et à l’économie du pays. Il n’y a pas
d’autre voie, pour éviter une situation aussi dramatique que celle du consensus
entre les principaux acteurs de la scène publique.
Le Président du Conseil a
commencé à dresser un bilan rétrospectif de l’expérience de notre pays qui
mérite d’être approfondi. Il y va de notre besoin d’assurer l’unité de notre
peuple et de l’ensemble des forces vives du pays. Les conditions d’existence de
l’immense majorité du peuple sont inquiétantes, en particulier avec la famine
qui sévit dans les campagnes et les grandes agglomérations. La déliquescence des
piliers de l’Etat, la corruption qui gangrène l’administration, la justice, la
police, menacent l’existence du pays. L’économie est sous l’emprise de groupes
de plus en plus restreints dont certains s’engagent dans des pratiques
maffieuses avérées. Nous devons, avec courage et détermination, avoir en vue
cette situation d’ensemble, afin de trouver un début de solutions viables et
durables à ces questions fondamentales. La propension, au niveau de certaines
formations politiques, à croire que le moment est venu de s’emparer et
s’approprier du pouvoir de manière solitaire, est une démarche particulièrement
dangereuse pour la transition. C’est là l’une des sources de la crise et de
l’instabilité endémique de nombreux pays africains. Nous devrions nous en
prémunir, en privilégiant le dialogue et l’esprit de compromis.
Ensemble, sur des bases
consensuelles minimales, dans un cadre de concertation convenu entre l’ensemble
des forces vives du pays, il est possible d’engager le pays dans une transition
dont l’issue sera salutaire pour tous et pour chacun. A nous tous d’y
travailler !
Nouakchott,
le 08 Août 2005-08-08
La
Présidence

Depuis son installation, le nouveau régime militaire a
adopté une série de décisions et annoncé des mesures concernant la vie politique
et institutionnelle du pays sans concertation ni discussion préalable avec les
acteurs politiques et ceux de la société civile, en dépit des attentes et des
sollicitations de l’opinion publique nationale et internationale. La persistance
du nouveau régime dans cette politique unilatérale des faits accomplis
conduirait le pays vers son complet isolement international, ouvrirait la voie
aux règlements de compte et déboucherait à plus ou moins brève échéance sur le
chaos.
L’expérience de notre propre pays et celle de nombreux
autres pays frères en Afrique et dans le monde montre clairement que dans des
situations de crise profonde comparable à celle que vit notre peuple, il n’y a
pas d’autre issue que celle des négociations et du compromis.
Pour l’UFP, l’exigence politique principale dans la
conjoncture actuelle demeure pour le nouveau régime militaire en place, pour les
partis politiques et pour tous les acteurs de la vie publique, l’ouverture d’une
large concertation sans exclusive en vue de créer un climat favorable à
l’instauration d’un cadre juridique et institutionnel assurant une transition
démocratique dans la stabilité et la concorde nationale.
N’ayant pas réussi à ce jour, malgré tous ses efforts, à
amener l’ensemble des partis de l’ancienne opposition au régime déchu à définir
en commun une ligne de conduite sur une base minimale dans la situation pleine
d’incertitudes que nous vivons actuellement, l’UFP propose à tous les acteurs de
la vie politique, économique et sociale du pays, les mesures essentielles et
urgentes suivantes :
-
L’adoption d’un accord de transition démocratique entre le
nouveau régime et les acteurs politiques
-
la mise en place d’un gouvernement de large consensus
supplantant celui en place dont la corruption, l’incapacité à gérer le
pays et la non représentativité sont notoires.
Ce gouvernement de large consensus devra être représentatif
de la scène publique du pays tant dans sa composition que dans ses méthodes de
travail.
Sous l’autorité du nouveau Conseil militaire, ce
gouvernement de large consensus, dirigé par une personnalité crédible et
intègre, aura pour mission :
-
de gérer les affaires courantes du pays
-
d’organiser un referendum constitutionnel sur les
futures institutions du pays
-
d’élaborer et de proposer au Conseil militaire
l’adoption des lois nécessaires à une véritable normalisation démocratique
du pays.
-
de prendre les mesures nécessaires à la
réconciliation nationale ( amnistie générale, retour des déportés et
réparations requises …)
-
d’organiser des élections libres, démocratiques
et transparentes pour les prochaines échéances électorales.
-
D’assurer le respect de toutes les libertés
démocratiques
3.
Le maintien de l’Assemblée nationale actuelle pour la mise
en forme des lois nécessaires à la période de transition conformément à
l’accord de transition et qui entreprendra les reformes constitutionnelles
nécessaires.
Notre parti estime qu’un
compromis est vital pour le pays entre le Conseil militaire qui devra assumer la
responsabilité de la préservation de la paix, de la sécurité du pays ainsi que
le respect de ses engagements internationaux et le Gouvernement de large
consensus préconisé.
Seul ce compromis permettra de lever l’hypothèque des
conflits d’intérêts et des règlements de compte de toute nature qui risquent de
mener le pays au chaos et de prévenir l’isolement suicidaire autrement
inéluctable de la Mauritanie dans la région et dans le reste du monde.
Nouakchott, le 05 août 2005
La Présidence

Déclaration à
propos du coup d’État du 3 août 2005
Ce mercredi 3 août 2005, au
petit matin, un changement par la force est intervenu au plus haut sommet de
l’État, et une partie, au moins, des forces armées nationales a pris le pouvoir.
Selon les informations dont
nous disposons, aucune mort ne serait à déplorer. L’Union des Forces de Progrès
prend acte de ce fait, et formule le souhait que le sang du peuple mauritanien
continue à être préservé, et que le changement opéré n’ouvre pas la voie à des
violences et à des règlements de comptes préjudiciables aux principes de justice
et aux exigences de paix civile et de normalisation démocratique que les
citoyens mauritaniens appellent de tous leurs vœux.
Depuis plusieurs années,
notre pays vit une crise profonde qui a entraîné une dangereuse instabilité, et
qui a débouché, à deux ou trois reprises, sur des situations de ruptures
violentes.
Soucieuse des intérêts
supérieurs de la Nation, l’Union des Forces de Progrès a, de tout temps,
préconisé la mise en œuvre de réformes consensuelles, dans une perspective de
transition démocratique et pacifique.
L’UFP a toujours proclamé son
opposition de principe aux coups d’État et autres actes violents – quelles que
soient les intentions de leurs auteurs – ainsi qu’aux régimes d’exception, comme
solutions aux crises que traverse notre pays.
Face à la gravité de la
situation, aux dangers dont elle est porteuse et à la nécessité d’une sortie de
crise allant dans le sens des intérêts de la Nation, l’Union des Forces de
Progrès en appelle :
1-
au
respect du cadre républicain de l’État
2-
à la
constitution d’un gouvernement d’union nationale consensuel, de transition,
représentatif de l’échiquier politique, qui aurait la charge d’élaborer et de
mettre en œuvre les réformes qu’exige la situation du pays.
L’UFP lance un appel solennel
à tous les acteurs de la scène nationale, aux partis politiques et aux auteurs
du coup d’État en particulier, afin qu’ils engagent une large concertation dans
cette perspective.
L’UFP exhorte l’ensemble du
peuple et tous les amis de la Mauritanie, à travers le monde, à œuvrer à la
préservation de l’unité nationale, et à contribuer activement à l’instauration
d’une transition démocratique et consensuelle.
Nouakchott, 3 août 2005
La Présidence de l’UFP

Première session du Bureau National issu du IIe Congrès ordinaire du Parti
La première session du Bureau National de L’UFP issu du IIe
Congrès ordinaire du parti s'est tenue les 22, 23, 24 et 25 juillet 2005 au
siège central à Nouakchott. L'ordre du jour de cette session comportait les
trois points suivants :
• le
rapport politique du président du parti ;
• le
projet de règlement intérieur ;
• l’élection
du Comité exécutif.
Les débats au cours des séances ont été marqués par le sérieux et
la franchise et ont permis d'aboutir à des résultats significatifs à travers
l'examen du rapport du président qui a fait le tour des questions essentielles
telles que le dialogue national à travers notamment les résultats du Forum des
valeurs démocratiques et de la citoyenneté qui s'est déroulé au mois d'avril
dernier.
Les débats ont porté également sur le Forum de Cotonou tenu fin
juin et qui a vu la participation de délégations de 18 pays d'Afrique de l'Ouest
et d'Afrique centrale dont des représentants des partis politiques, de la
société civile, de la presse et des organisations de défense des droits de
l'homme.
L'UFP s'est distinguée dans ce forum où elle a joué un rôle
décisif aux cotés des autres partis mauritaniens dans la gestion de la rencontre
et dans ses résultats importants.
Les débats ont été centrés en outre sur les arrestations dans les
rangs des islamistes et leur corrélation avec la campagne internationale de
lutte contre le terrorisme.
La qualité de la participation des députés du parti au cours de
la dernière session parlementaire ; les efforts déployés dans le cadre de la
vulgarisation des résultats du congrès et de l'élaboration d'un Règlement
intérieur du parti qui capitalise les acquis et introduise les améliorations
nécessaires en conformité avec les statuts du parti ont également été débattus
par les membres du Bureau National.
Les discussions franches et approfondies auront permis de
renforcer l'unité de vue au sein du parti.
Enfin le Bureau National a élu un Comité exécutif dont les
membres ont été choisis sur la base de leur compétence, de leur expérience et de
leur disponibilité à assumer les tâches qui leur sont confiées qui sont définis
en fonction de la conjoncture actuelle et de l'exigence d'amélioration du
fonctionnement du parti.
Ce comité exécutif se compose comme suit :
- Mohamed 0/ Maouloud, président
Responsables des départements
-
Responsable de l'Orientation et des Relations Politiques,
Bâ Boubacar Moussa Bâ, 1er vice-président;
- Responsable des élus et des élections, Mohamed El Moustapha
Ould Bedreddine,
2e vice président;
-
Responsable de l'Administration centrale,
Daffa Bakary,
3e
vice président;
- Responsable de l'Organisation, Khalilou Ould Deddé, 4e
vice président;
-
Chargée du District de Nouakchott, Kadiata Malick Diallo,
5e vice président.
Les Secrétariats Nationaux
-
Responsable des Relations Internationales et des l'émigration, Lô
Gourmo Abdoul
-
Responsable des Relations Politiques Nationales, Ishag Ould Ahmed
-
Responsable de l’action parlementaire, Thiam Ousmane
-
Responsable
des Collectivités locales, Cheikh Sid'EI Moctar Ould Abdel Ghavour dit
Cheikhatou
-
Responsable des Elections, Laghdaf 0/Mbareck
-
Responsable de la Permanence du Parti, Diop Mamoudou
-
Responsable de l'Information et de la Communication, Mohamed Lemine Ould Biyé
-
Responsable des Finances (Trésorier
Général), Assane Gaye
-
Responsable des Structures et des Ressources Humaines, Ahmed Ould Houbab
-
Responsable de l'Education et de la Formation, Diallo Lassana
-
Responsable du Contrôle
et des Enquêtes, Ghally 0/ Mahmoud
-
Responsable des Droits Economiques et Sociaux, Aminétou
Mint El Moctar
Les chargés de mission
19-
Bâ Abdoulaye Ciré
20-
Sy Asmiyou
21-
Sy Djiby
22-
Ahmedou O Bouddah
Les membres de droit
Les secrétaires fédéraux de Nouakchott et Nouadhibou
La session a été clôturée par une allocution du président du
parti Mohamed Ould Maouloud qui a félicité les membres du Bureau National pour
la qualité du travail accompli et sur la franchise et le sérieux qui ont prévalu
lors de l'examen des points à l'ordre du jour. Il a par ailleurs félicité le
Comité exécutif élu et s'est dit convaincu que cette session du Bureau National
marquera un tournant important dans la vie du parti.
Nouakchott, le 27/07/2005
Le Secrétariat National à la Communication et à
l'Information.

COMMUNIQUÉ sur le Forum de Cotonou
La délégation du parti devant participer au
‘’FORUM DES PARTIS POLITIQUES, DES
MEDIAS ET DE REPRESENTANTS DE LA SOCITE CIVILE EN AFRIQUE DE L’OUEST’’
a quitté, ce matin Nouakchott pour Cotonou, siége du forum.
Conduite par le président Mohamed Ould Maouloud, elle comprend en outre les
vice-présidents Bâ Boubakar Moussa et Kadiata Malick Diallo.
Ce Forum est organisé conjointement par le ‘’CLUB
DE VEILLE POUR LA PAIX EN AFRIQUE DE L’OUEST’’ et le ‘’CLUB
DU SAHEL ET DE L’AFRIQUE DE L’OUEST’’. Selon les
prévisions, il accueillera 250 participants, dont des représentants de 72
partis politiques et de 36 organes de presse de 18 pays (les 15 de la CDEAO, la
Mauritanie, le Cameroun et le Tchad).
C’est ainsi, que par le même vol, sont partis de
Nouakchott les délégations du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), du
Rassemblement pour la Démocratie et l’Unité (RDU), du Parti Républicain
Démocratique et Social, de la Confédération Générale des Travailleurs de
Mauritanie (CGTM) et du journal « Le Calame ».
Enfin, rappelons que le président Mohamed
Ould Maouloud est membre fondateur du ‘’CLUB
DE VEILLE POUR LA PAIX EN AFRIQUE DE L’OUEST’’ et il
est parmi les initiateurs de ce Forum dont il membre du Comité d’organisation.
Nouakchott le
27/06/05.
DÉCLARATION (Union
des Forces de Progrès)
Sur l'attaque de Lemgheïti
Samedi 4 juin 2005, à l'aube, une unité militaire
mauritanienne opérant à Lemgheiti (au nord-est de Zouerate), a été l'objet d'une
attaque meurtrière qui a occasionné des dizaines de morts et de nombreux
blessés. L'UFP condamne fermement cet acte odieux et horrible, quels qu'en
soient les auteurs.
A l'occasion de ce douloureux événement, notre
parti présente ses condoléances attristées à toutes les familles des victimes, à
l'Armée et au peuple mauritanien dans son ensemble, et les assure de son entière
solidarité.
L'Union des Forces de Progrès lance un appel
vibrant aux Mauritaniens de toutes tendances et obédiences, pour qu'ils
s'unissent, autour d'un programme minimal et consensuel, visant la sauvegarde de
la paix civile et à la préservation des intérêts suprêmes du pays.
Nouakchott, le 6 juin 2005
La Présidence.

Depuis quelques jours, la
presse israélienne a annoncé la visite de Sylvain Shalom, ministre israélien des
Affaires Etrangères dans notre pays.
Rappelons que Shalom est l’un
des faucons les plus durs du Likoud, parti au pouvoir en Israël. Sa visite, qui
entre dans le cadre des relations mauritano israéliennes, intervient dans un
contexte marqué par la virulence de l’oppression contre les Palestiniens et les
menaces proférées par les extrémistes israéliens contre la mosquée Al Aqsaa.
L’UFP, qui reste attachée à la
défense des droits du peuple palestinien, pense que toute normalisation des
relations avec Israël passe d’abord par le recouvrement de ces droits, en
particulier le droit à un Etat Palestinien avec Jérusalem pour capitale et le
retour des réfugiés palestiniens ; elle s’est toujours opposée en conséquence à
la normalisation entre notre pays et Israël réalisée en 2000.
A l’instar de la majorité des
Mauritaniens, nous rejetons cette visite qui nuit à la Mauritanie en provoquant
des tensions intérieures nuisibles à sa stabilité et à la recherche d’un nouveau
climat politique d’ouverture et de dialogue.
Pour l’ensemble de ces
considérations, nous appelons à l’annulation de cette visite et à la révision
des relations avec l’Etat hébreux. Nous condamnons l’exploitation que fait
Israël de ces relations pour améliorer son image aux dépens de la Mauritanie, de
la cause palestinienne et de nos relations avec nos frères Arabes.
Nouakchott, 28 avril 2005
La Présidence
Le monde rural en
péril, le gouvernement absent
De juin à septembre 2003: la FAO lance des alertes
répétées sur la menace acridienne qui pèse sur 9 pays de l'Ouest et du Nord
africains.
Le gouvernement mauritanien ne semble pas avoir
entendu : rien n'a bougé.
Juin 2004: cinq générations de criquets s'abattent
sur toute l'étendue de notre territoire dévastant le maigre couvert végétal
existant. Nos voisins sont en émoi et mobilisent toutes leurs énergies pour
faire face au fléau. Seuls nos gouvernants restent de marbre.
Deux mois après, courant août 2004 le ministre du
développement rural daigne enfin commenter cette "situation explosive" et lancer
un appel à l'aide internationale.
Puis c'est encore le silence, le gouvernement se
replongeant dans un profond sommeil.
Les médias d'Etat, au lieu de donner la priorité à
un vrai drame que vit le monde rural subitement aggravé par un important déficit
pluviométrique, continue à s'adonner à des campagnes démagogiques de promotion
personnelle politique et administrative sous le couvert d'une soit- disant lutte
contre l'analphabétisme et pour voiler ainsi la démission totale du
gouvernement.
En janvier 2005, le PAM met en garde contre la
menace d'une "catastrophe humanitaire" à partir du mois d'avril 2005, évalue à
400 000 le nombre de sinistrés qui ont besoin d'un secours immédiat et alerte
sur un retour probable des criquets pour la saison hivernale 2005, qui risque
d'être encore plus périlleux pour la Mauritanie, si rien n'est fait d'ici là.
De nombreuses régions, tels le Trarza, le Tagant,
le Brakna, l'Adrar et l'Inchiri sont déjà sinistrées. Dans toutes les autres
régions du pays, les populations d'agriculteurs se retrouvent sans ressources.
Quelques rares distributions de vivres ont eu lieu
dans certaines zones particulièrement éprouvées mais sans la transparence
nécessaire et parfois à des fins partisanes dans le contexte de la campagne
d'implantation du PRDS.
En cette année exceptionnelle, le gouvernement,
qui a peiné pour lancer tardivement un S.O.S, n'a pas de plan d'urgence pour
sauver le monde rural! Le Ministère du développement rural n'a pensé à aucune
stratégie pour le sauvetage du cheptel! Le CSA n'a pas modifié son train-train
habituel !
Face à cette situation préoccupante, l'UFP:
1-
dénonce la démission des
autorités concernées devant le drame du monde rural.
2-
réclame la relance du plan
d'urgence 2003 et l'amélioration de ses prestations pour que les vivres soient
livrés avec l'efficacité et l'équité requises,
3-
réclame d'associer tous les
acteurs pour une gestion commune et transparente (représentants de partis, élus
locaux et ONG) afin d'éviter que les aides ne soient détournées de leur but.
4-
demande que soit
privilégiée l'aide gratuite aux groupes démunis par rapport à la vente à bas
prix et la promotion de petits projets de soutien à la sécurité alimentaire
5-
propose d'anticiper sur les
pertes en cheptel en investissant une partie de l'aide dans l'achat de
catégories improductives destinée à l'abattage, pour assurer la distribution de
la viande séchée en période de soudure et dégager ainsi à l'éleveur des
ressources pour l'achat d'aliments de bétail,
6-
revoir la composition du
paquet alimentaire distribué en y intégrant les produits locaux ou de
consommation habituelle (dattes, lait, sorghos, etc…)
7-
mettre à contribution les
médias pour sensibiliser les populations aux méthodes de traitement et de lutte
préventive contre les criquets.
Nouakchott, le 01/03/2005
La Présidence

Session du Bureau exécutif de
l'UFP
Le Bureau exécutif de l'Union des Forces de
Progrès s'est réuni le 11/02/05 en session ordinaire sous la présidence de
Mohamed Ould Maouloud son président.
L'ordre du jour de la session comportait deux
points :
1. Examen et adoption du budget 7005
2. Questions diverses.
1. Après les
mots d'ouverture prononcés par le président, la parole a été donnée tour à tout
au trésorier puis au commissaire aux comptes qui ont respectivement présenté
leurs rapports sur l'exercice clos le 31 décembre 2004, avant l'examen du budget
2005.
a. Budget 2004
Concernant l'exécution du budget 2004, le
trésorier relève en particulier l'amélioration remarquable de la contribution
des cadres et des militants du parti qui a connu, par rapport à l'exercice 2003,
un bond de plus de 200%. Il relève pars ailleurs que l'année 2005 est abordée
sous de meilleures auspices, le parti s'étant libéré de ses dettes antérieures.
Le rapport du commissaire aux comptes a porté sur
l'examen des comptes du parti, de son système de gestion, de contrôle et
d'enregistrement.
S'agissant de la gestion budgétaire et pour
l'exercice 2004, le budget du part: se chiffre à un montant de 22 680 000 UM en
dépenses et en recettes
Le montant total des recettes, qui se chiffre à 13
294 597, est largement inférieur aux prévisions. Cet important écart résulte
principalement de la faible réalisation du montant prévisionnel des dons et
legs. Il en a été de même pour les emprunts auxquels !e parti n'a presque pas
fait recours.
Les dépenses du parti se sont élevées à 12 557 997
UM L'important écart avec les prévisions résulte principalement de la non
réalisation de certaines activités et de la rigueur dans la gestion, qui s'est
traduite par le non engagement de dépenses sons l'existence de ressources
suffisantes. Le niveau des recettes a donc été la contrainte objective qui a
régulé les dépenses.
On note également une baisse de 31% des dépenses
effectives du Parti par rapport à l'exercice précédent, et on ne relève aucun
dépassement des prévisions de dépenses.
En un mot, la gestion budgétaire du parti
s'améliore de plus en plus : mise en place et respect des procédures, contrôle
rigoureux ayant permis d'éviter les dépassements, mise en place de la
comptabilité au niveau des fédérations de Nouadhibou et de Nouakchott, de la
comptabilité matière au niveau du siège central.
En conclusion, les comptes du parti ont été
certifiés exacts et sincères par le commissaire aux comptes qui recommande la
mise en place de la comptabilité au niveau des autres fédérations.
b. Budget 2005
Après examen et amendements, le budget 2005, qui
comporte une augmentation notable des dépenses en raison de l'organisation du
prochain congrès du parti, a été approuvé.
2. Abordant le
deuxième point de l'ordre du jour, le président a livré des informations
détaillées sur les préparatifs du prochain congrès ordinaire de I'UFP prévu pour
fin mars, début d'avril 2005, sur le procès de Ouad Naga, son épilogue et ses
suites prévisibles avant de procéder à l'examen de la situation actuelle de
l'opposition.
Nouakchott, 14 février 2005
Le département de la Communication

A
propos du verdict de Ouad Naga
Le verdict prononcé à rencontre des personnes
accusées d'avoir participé à des tentatives de coup d'état ces dernières années
a été largement salué par les différents milieux de notre société.
L'opinion publique nationale a apprécié en
particulier qu'aucune peine capitale n'ait été prononcée et que les dirigeants
politiques incriminés aient été acquittés. Le soulagement a été considérable,
notamment chez ceux qui se soucient de la stabilité et de l'unité du pays et
chez bon nombre de familles et amis des inculpés.
Ceci a contribué largement à baisser la tension
qui prévalait dans notre pays et suscité l'espoir d'une décrispation nouvelle
qui pourrait conduire à des transformations positives et jeter les bases d'une
nouvelle ère de dialogue et de réconciliation.
La conclusion positive de ce procès intervient
dans une conjoncture marquée par des appels au dialogue et à la réconciliation,
couronnement d'une série d'événements qui se sont succédé au cours des derniers
mois :
1. la décision prise par les partis
d'opposition d'œuvrer à promouvoir un dialogue véritable et dynamique, et, dans
ce cadre, la rencontre entre la direction de l'UFP et le président de la
République, le 19/11/2004, ainsi que les déclarations positives faites par les
leaders de l'opposition devant la Cour, l'adhésion de l'opinion publique
nationale et son aspiration à l'avènement d'une décrispation politique. Une
aspiration largement partagée, y compris par certains milieux du parti au
pouvoir qui l’ont proclamé au cours des séminaires organisés par le PNUD en
Mauritanie ;
2. les signaux émis par le pouvoir et qui
se sont traduits notamment à travers la liberté de ton et l'esprit d'ouverture
ayant prévalu au cours de la dernière session parlementaire où les débats ont
été libres et la couverture médiatique presque totale, et par le dénouement
positif des négociations entre les partenaires sociaux qui ont abouti à une
augmentation sensible du SMIG.
Il est certain que ce climat a eu des effets
significatifs pour éclairer le verdict qui a finalement pris en compte les
attentes de l'opinion publique.
Toutefois, ce climat risque d'être de courte
durée, si des mesures énergiques ne sont pas prises pour consolider cette
tendance à la cohésion et à la réconciliation nationale qui se profile et pour
ouvrir la voie à la concertation nécessaire entre les différents acteurs pour
bannir tous les facteurs de tensions de ces deux dernières années.
L'UFP, qui a œuvré sans relâche dans ce sens,
appelle de nouveau les différents acteurs nationaux à saisir cette opportunité
pour s'engager enfin dans la voie d'un dialogue franc et sérieux sur l'ensemble
des questions qui préoccupent les Mauritaniens. Elle attire l'attention de tous
que l’heure n'est plus aux déclarations générales et aux proclamations de
principe. Ce qui est demandé désormais, ce sont des approches pratiques et des
suggestions concrètes susceptibles de conduire aux réformes requises pour
raffermir la stabilité et la démocratie.
Enfin et dans la même optique, notre parti
appelle à la libération des dirigeants du courant islamiste incarcérés, afin de
renforcer justement les conditions propices au dialogue.
Nouakchott,
le 06 février 2005
La présidence
Déclaration : Procès et tortures
L'opinion publique nationale est polarisée sur le
procès des putschistes qui se poursuit encore à Wad Naga.
Au-delà du grand intérêt suscité par cet
événement, une révélation a particulièrement troublé les esprits et ébranlé les
consciences: de nombreux prévenus ont exhibé, devant la cour et l'assistance,
des traces de tortures cruelles qu'ils auraient subies dans les locaux de la
police.
Faut-il rappeler pourtant que tous les
mauritaniens ont exprimé à plusieurs reprises leur aspiration à voir être
définitivement tournée la page du despotisme et des pratiques barbares.
Tous, gouvernés et gouvernants, ne se sont ils pas
déjà engagés pour l'affirmation et l'enracinement de l'Etat de droit? Dans ce
cadre, le Pouvoir a signé et fait ratifier par le parlement la convention
internationale contre la torture et la Charte africaine de droits de l'homme et
des peuples.
Pourquoi donc le gouvernement observe t-il un
mutisme aussi assourdissant devant de si grave accusations?
L'Union des Forces de Progrès, consciente que la
banalisation et l'impunité pour crime de torture constituent une menace réelle
pour la construction de l'Etat de droit, dénonce ce silence pesant et réclame du
Gouvernement la constitution d'une commission d'enquête afin de faire la lumière
sur les accusations de tortures formulées au procès de Wad Naga.
Elle exige, par la même occasion, la libération du
Cheikh Mohamed El Hacem ould Dedew, de El Mokhtar Ould Mohamed Moussa et Mohamed
Jemil ould Mansour, dont l'incarcération apparaît, à la lumière des
développements en cours, comme une tentative d'intimidation contre toute
dénonciation de la torture.
Elle réclame également, comme acte de justice et
de sagesse, la libération des femmes détenues, victimes d'une prétendue
application de la loi, qui s'attaque plutôt abusivement au droit et à la dignité
de simples gens.
Nouakchott, le 3 janvier 2005
La présidence

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