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Réunion du Bureau Exécutif de l'UFP (août 2004)

Communiqué de presse : Conférence-débat organisée par l’UFP

Sur la tentative présumée du coup d'état

A Propos du "discours de Kiffa"

  A propos de la visite présidentielle en Assaba

  Peut-on encore sauver la Wilaya de l'Assaba ?

 Visite du président de l'Ufp en France

  Bedreddine répond au SG du PRDS

 Assassinat de Abdel Aziz Rantissi

 Sénatoriales à Maghtar Lahjar

 Session du Bureau exécutif

 Communiqué de presse

 Sénatoriales 2004

 Marche de protestation contre l'assassinat du cheikh Ahmed Yacine

 Mettez un terme à l’extermination du peuple palestinien !

 Pour une stratégie nationale de lutte contre la corruption

 A propos de la nouvelle arrestation de Mohamed Jemil ould Mansour

 


 

Mission du Club de Veille pour la Paix au Sénégal et en Guinée Bissau

  

Le Président de l’UFP, Mohamed Ould Maouloud a regagné Nouakchott mercredi après avoir conduit une mission du Club de Veille pour la Paix en Afrique de l’Ouest en tournée au Sénégal et en Guinée Bissau.

 

Cette délégation a effectué une mission d’information dans les deux pays pour s’enquérir du processus de paix en Casamance et Guinée Bissau. Au cours de cette visite, la délégation a rencontré plusieurs dirigeants de partis politiques, dirigeants de la société civile et personnalités indépendantes.

 

Le programme initial du Club de Veille pour la Paix en Afrique de l’Ouest prévoyait une visite en Guinée Conakry qui a été reportée à la dernière minute pour des raisons techniques.

 

Par ailleurs, le Secrétaire Général de l’UFP, Mohamed El Moustapha Ould Bedreddine a quitté la capitale Nouakchott le 13-09-04 pour Johannesburg, en Afrique du Sud, où il participera aux travaux de la 2e session du Parlement Africain aux côtés d’autres parlementaires Mauritaniens.

Nouakchott, le 14-09-04

Le Département Communication

 

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Communiqué de presse

 

Le bureau exécutif de l’Union des Forces de Progrès s’est réuni en session ordinaire les 26, 27 et 28 août 2004 sous la présidence de Bâ Boubacar Moussa premier vice président du parti.

L’ordre du jour a porté sur :

1-     la date du congrès ordinaire de l’UFP

2-     l’examen du rapport d’activités de la direction du parti.

3-     l’analyse de la situation politique actuelle.

Le bureau exécutif a pris la décision de tenir son Congrès ordinaire au cours du mois de mars 2005 et a exhorté en conséquence la direction à prendre toutes les dispositions pratiques pour la réussite de ce congrès.

Après présentation du rapport d’activités par la responsable de l’organisation du parti, le bureau exécutif s’est félicité des activités menées depuis la précédente session du BE et a insisté pour que des efforts particuliers soient entrepris pour une intégration plus large des différentes couches populaires.

Les membres du B.E ont échangé des points de vue sur la situation politique actuelle où il se dégage une convergence de vues sur la crise politique profonde que vit notre pays et la pertinence de notre politique de dialogue comme unique voie de sortie de crise.

Enfin le bureau exécutif a examiné la situation de certains militants dont les comportements violent les textes règlementaires du parti et a constaté ainsi leur démission conformément aux stipulations du Règlement Intérieur de l’UFP.

  

Nouakchott, le 01 septembre 2004

Le Département de Communication

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Communiqué de presse : Conférence-débat organisée par l’UFP

 

L’UFP a organisé, le lundi 23 août 2004, à l’Ancienne Maison des Jeunes de Nouakchott, une conférence-débat sur le thème :

Quelles solutions de sortie de crise pour la Mauritanie ?

 

La direction du parti avait invité l’ensemble des responsables des partis politiques, des organisations de la société civile aux côtés de personnalités de tous bords  et des représentants de la presse nationale, des attachés de presse   dans certaines ambassades.

Pour l’UFP, il s’agissait de faire de cette rencontre un cadre d’échanges où tous les acteurs nationaux peuvent s’exprimer librement et contribuer à la réflexion que requiert la crise profonde que traverse notre pays.

Ont pris la parole  au cours de ce débat, le secrétaire général de l’UFP, le président du RFD, le président de l’UNDD, le Président du PTU, le président du Parti de la Troisième Génération, le vice-président de SAWAB, le vice-président du Front Populaire, le vice-président du PCD, le vice-président de l’APP, le représentant de l’AJD, le président de SOS Esclave, le Secrétaire Général de l’UTM.

 

Parmi les personnalités présentes, on a noté les interventions de Messieurs :

Ahmed ould Hamza, Isselmou ould Abdel Khader, Ely ould Allaf, Ismaêl ould Amar, Mohamed ould Hdhana.

 

A en juger par les interventions, tous les acteurs nationaux souscrivent aujourd’hui au dialogue et à la concertation comme unique voie pour éviter la dérive pouvant conduire à des développements chaotiques préjudiciables à la démocratie, à l’unité et à la stabilité du pays.

L’ensemble des acteurs semblent en outre acquis à l’idée qu’aucune solution viable ne peut être conçue ou réalisée en dehors  d’une implication effective et d’un consensus entre tous les acteurs nationaux, entre l’opposition et le pouvoir.

 

L’autre idée force qui semble faire l’unanimité au niveau des participants est que la crise est avant tout une crise de gestion des affaires publiques, laquelle requiert des réformes lucides et courageuses qui ne peuvent être que consensuelles pour aboutir au résultat escompté.

 

Au total donc, les constats ci-après semblent se dégager des différentes interventions :

1-     Il ne sert à rien de nier l’existence d’une crise profonde en Mauritanie. La quasi-unanimité des intervenants considère que celle-ci existe bel et bien, en dépit de l’entêtement de certains à vouloir réfuter une évidence pourtant reconnue par le Président de la République lui-même dans son dernier discours de Kiffa ;

 

2-     Le patriotisme des Mauritaniens appelle à la conjugaison de leurs efforts et à la recherche lucide des voies les meilleures pour préserver le pays des dangers qui le menacent.

 

3-      La crise est avant tout une crise de gestion. Elle ne peut être surmontée que par des réformes consensuelles définies et adoptées dans le cadre d’un dialogue constructif fondé sur le respect réciproque entre des acteurs partageant le même souci : sauver la Mauritanie.

 

Nouakchott, le 25 août 2004

Département de la Communication

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Déclaration : Sur la tentative présumée de coup d’état

  

La semaine écoulée a été marquée par des arrestations dans les rangs de l’armée, de la garde et de la police nationales. Ces événements ont suscité des réactions controversées. La version officielle, présentée par le ministre de la défense, accuse les personnes interpellées d’avoir fomenté un complot visant à renverser le pouvoir pendant le séjour du président de la République à l’étranger. Toutefois de larges franges de l’opinion publique mettent en doute cette version, faute de preuves tangibles d’une part, et parce qu’elles se sont habituées depuis une longue période à ce type d’accusations et d’arrestations que les services de renseignements n’hésitent pas à agiter à la légère, d’autre part.

Intervenant au lendemain du discours de Kiffa et de la rencontre entre le président de la République et le président de l’UFP, cette affaire intervient comme pour remettre en cause l’espoir d’ouverture politique et de réformes si indispensables pour la paix civile, la concorde nationale et la stabilité du  pays.

Quoi qu’il en soit, un tel développement est extrêmement préoccupant parce qu’il concerne une des institutions essentielles de l’Etat en charge de la défense de l’intégrité et de la pérennité du pays. Il est surtout le signe que la crise profonde que connaît notre pays ne fait que s’accentuer et s’aggraver en l’absence de mesures appropriées susceptibles de la juguler.

Face à cette crise qui pourrait conduire à des développements chaotiques, l’opinion publique vit dans un état d’inquiétude et de défiance que des pêcheurs en eaux troubles et des cercles de l’ombre rompus aux méthodes d’intoxication cherchent à exploiter pour pousser aux dérapages, aux tensions et aux affrontements intertribaux et interrégionaux à travers des tracts incendiaires publiés via Internet et fallacieusement attribués à tel ou tel ensemble tribal.

La tournure grave que prennent les événements interpelle chaque citoyen mauritanien, chaque groupe politique. Elle exige du pouvoir de prendre la mesure de la crise de confiance et des menaces qui pèsent sur l’unité nationale et la paix civile.

A l’UFP, nous attendons du gouvernement :

1- qu’il traite les détenus de façon convenable en leur assurant tous leurs droits y compris leur droit d’être en contact avec leurs proches et leurs avocats ;

2- qu’il fournisse dans les meilleurs délais des preuves suffisantes pour étayer les accusations graves portées contre les détenus ou pour les relaxer sans condition ;

3- qu’il cherche une issue à l’impasse dans laquelle vit notre pays à travers la décrispation, l’ouverture à tous les acteurs de la scène nationale et une large concertation nationale;

4- qu’il promeuve la stabilité politique et la réconciliation nationale par des réformes consensuelles seules susceptibles de servir de rempart efficace contre la violence.

 

Nouakchott, le 18 Août 2004

La présidence

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A Propos du "discours de Kiffa"

 

Le discours du Président de la République, prononcé à Kiffa le 14 juillet, a retenu l’attention de l’opinion publique nationale.

D’abord parce qu’il est intervenu dans un contexte national particulier marqué par :

- une grave crise générale, politique, économique et sociale, douloureusement ressentie par tout notre peuple par delà les clivages sociaux et politiques ;

- une immense demande de changement, de réformes profondes du mode de gestion des affaires du pays ; demande en passe de se transformer en désespoir total avec le sentiment, largement répandu, d’être en face d’un pouvoir incapable de voir la réalité, d’écouter l’opinion et de répondre à ses attentes.

L’intérêt de ce discours réside surtout dans sa rupture avec la langue de bois et dans son inhabituelle tonalité critique, voire autocritique. C’est précisément parce qu’il indexe ce qui ne va pas qu’il réveille une opinion jusqu’ici déçue et anesthésiée par les slogans officiels d’autosatisfaction.

On y relève notamment :

- la mise en garde  contre le danger réel d’instabilité et de guerre civile ;

- la reconnaissance du règne du laisser-aller et de la corruption au sein de l’Etat ;

- la mention de l’échec du programme prioritaire du Pouvoir (la lutte contre l’analphabétisme) ;

- l’appel à l’intervention de l’opinion publique et au contrôle populaire.

Le constat ainsi fait est certes partiel, car il fait abstraction de l’impasse politique actuelle, pourtant point nodal de la crise générale et passage incontournable de sa solution.
Expliquer les défaillances et manquements par l’analphabétisme est assurément réducteur.
Le constat n’en reste pas moins digne d’intérêt parce qu’il est grave, d’autant plus qu’il émane de la plus haute autorité de l’Etat et qu’il donne, pour la première fois, matière à convergence entre toutes les forces de la Nation.

La gravité du diagnostic interdit, cependant, d’en rester là, au risque de donner l’impression d’une simple manœuvre politicienne. Cela doit plutôt annoncer un tournant véritable vers des réformes profondes à la mesure des enjeux et des défis évoqués.

L’UFP, qui prend bonne note du discours de Kiffa, réaffirme l’urgence d’une telle rupture et considère que celle-ci réclame l’instauration d’un climat politique pacifié, qui libère les esprits et les énergies pour la réalisation d’un consensus national minimal entre toutes les forces politiques du pays, notamment l’Opposition et le Pouvoir, sur les voies de sortie des crises.

Fidèle à sa stratégie de changement pacifique, par les urnes, notre Parti œuvre depuis plusieurs années afin que les contentieux et différends, dans la fragile transition démocratique en cours, trouvent leur règlement par le dialogue et le compromis.

C’est pourquoi, il appelle, une fois encore, toute la classe politique et la société civile, à dépasser les particularismes pour la recherche et l’avènement d’un tel consensus national qui, dans le respect du statut et du rôle constitutionnels de chacun, engage avec assurance  notre pays vers plus de stabilité, de justice, de démocratie et de prospérité partagée.

Nouakchott, le 19 juillet 2004

La Présidence

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A propos de la visite présidentielle en Assaba

 

L'inauguration des installations pour l'approvisionnement en eau de la ville de Kiffa répond à un besoin vital pour cette agglomération urbaine qui connaît une croissance fulgurante. Il s'agit d'un événement que les populations de la ville saluent vivement.

A cette occasion, celles-ci ne sauraient manquer d'exprimer leur gratitude à tous ceux qui ont contribué à résoudre un problème qui n'a que trop duré; tout en espérant, que dans une phase future, tenant compte du défi de la croissance urbaine continue de la ville, la recherche de nouvelles ressources hydriques susceptibles d'y apporter une solution durable au problème d'eau potable, soit poursuivie.

La coordination régionale de l'UFP partage ce moment de grande satisfaction des populations de Kiffa; en revanche elle ne peut que:

Regretter:

- l'effort exagéré imposé aux populations par des dépenses énormes consenties pour les besoins de la circonstance à travers la mobilisation de la tribu, sans égard pour le danger que cela représente pour un état républicain,

- l'absence d'attention accordée par les autorités publiques aux problèmes quotidiens de survie dans lesquels les populations se débattent (cherté de la vie, coût élevé des soins, médiocrité du niveau de l'éducation),

- l'indifférence notoire des cadres du PRDS, notamment les élus locaux, à l'égard des problèmes des populations.

Et, dénoncer:

- L'utilisation abusive des moyens financiers faramineux de l'état au moment où la famine menace les populations de Kiffa.

Prête à jouer le rôle, qui est le sien, la coordination régionale de l'UFP appelle tous les acteurs sociaux et politiques, à se mobiliser pour :

* la protection du pouvoir d'achat  des populations;

* la lutte contre la spéculation, notamment, sur les produits de première nécessité;

* la concertation pour que Kiffa arrive à surmonter les contraintes auxquelles elle fait face, et ce par la solidarité et la transparence dans la gestion des affaires publiques.

 

La Coordination de l'UFP

 Kiffa, le 15 juillet 2004

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Peut- on encore sauver la Wilaya de l’Assaba ?

 

L'Assaba est des plus importantes wilayas du pays eu égard à sa position Géographique, à la densité de sa population. Elle vit essentiellement de l'activité agro-pastorale. Cette wilaya a beaucoup souffert :

- de la sécheresse qui, ayant sévi l'année dernière, a décimé une partie importante du cheptel et porté ainsi préjudice à l'agriculture, tout en privant les paysans de leur unique source de revenu: lamentable illustration de l'échec de la politique du gouvernement à résorber une crise aux conséquences désastreuses ;

- l'expédition du bétail à l'intérieur et son exportation à l'extérieur du pays, qui ont conduit à une hausse vertigineuse des prix.

- la marginalisation et l'enclavement de cette wilaya pendant de longues années s'est traduite, entre autres, par l'absence de projets de développements viables, qui prennent en compte les besoins des paysans et le déficit en infrastructure propre à fixer les populations sur leurs terroirs (tels que barrages, forages etc…). A cela s'ajoute le peu d'incidence heureuse des programmes de «lutte contre la pauvreté» dans une wilaya classée pourtant parmi les plus pauvres du pays.

Une telle situation méritait d'être traitée par les autorités administratives et communales avec toute l'attention qu'elle requiert. L'indifférence patente affichée par celles-ci crée naturellement chez les citoyens une profonde déception. Et un est bien en droit de se demander si ces programmes sont conçus dans l'intérêt des populations ou plutôt pour servir des desseins inavouables (PRDS, Hommes d'affaires, FNT).

Sans doute, le mépris ainsi affiché pour résoudre les problèmes de survie des citoyens est une simple résultante de la libéralisation sauvage menée de pair avec l'hégémonie des monopoles privés, avec l'unique souci de réaliser des bénéfices éhontés et rapides ; tout cela sous le couvert d'une économie frauduleuse et criminelle (trafics à large échelle de devises, fraudes fiscales, détournements de deniers publics, blanchiments d'argents sales) sont des pratiques aussi courantes que dévastatrices.

Pendant ce temps, on assiste à un pouvoir d'achat du citoyen en chute libre, alors qu'une infime minorité continue de s'enrichir et de vivre dans une opulence indécente, avec, en face, l'écrasante majorité des mauritaniens et particulièrement ceux de la wilaya, croupissant sous le poids de la misère ; chose qui inaugure d'une famine aux allures catastrophiques. Le tableau ci-après illustre l'augmentation de plus de 70%, qu'ont connu certains produits essentiels tels que :

- la viande de 400 à 800 UM ;

- le blé de 2500 à 5500 UM;

- le riz de 6000 à 8500 UM.

Evidcment cet état de chose, pourrait conduire à une véritable explosion sociale aux conséquences imprévisibles Le paradoxe est que le gouvernement, face à une situation aussi alarmante s’évertue à organiser des manifestations insipides et mal à propos, toutes choses qui dénotent de son mépris souverain pour les préoccupations profondes des citoyens de la wilaya. Le jeu auquel se prêtent certains hauts cadres du PRDS (entraînant à leur suite des acolytes de tout genre) pour soi-disant promouvoir les sciences et le savoir constitue une véritable comédie dans un cirque d'hypocrites. En effet, comment expliquer ces campagnes de collectes par dizaines de millions, parfois arrachées à de pauvres citoyens au nom de la tribu, de la coopérative etc… pour une action présentée comme salutaire alors qu'elle va en réalité à rebours des objectifs proclamés.

En allant de mascarades à toutes sortes d'artifices grossiers on ne fait que plonger les citoyens dans l'ignorance cependant que la diffusion du savoir telle que menée à tambours battants reste plus un slogan creux qu'un vecteur de promotion quelconque.

C'est pourquoi, tout en dénonçant des faits et gestes qui ne traduisent que plus de mystifications pour d'avantage détourner les populations de leurs vrais problèmes et préoccupations, nous lançons un appel pressant aux cadres, intellectuels et citoyens de la wilaya pour qu'ils s'unissent dans l'action et se démarquent d'un système qui appauvrit dans tous les sens leurs concitoyens et qu'ils exercent suffisamment de pressions sur les autorités régionales et communales afin d'engager un dialogue sérieux avec tous les acteurs de la scène.

Ainsi la voie serait tracée pour atténuer les souffrances des populations et éviter les risques graves que la situation décrite plus haut fait peser sur le devenir de la wilaya et du pays.

Fait à Kiffa le 04/06/2004

La Coordination régionale

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Le président de l’UFP en France

 

Le président de l’Union des Forces de Progrès est rentré à Nouakchott le dimanche 20 juin 2004, après avoir participé, du 09 au 18 juin à Paris, à une conférence du 5ème Forum International sur le Continent Africain (FICA) organisé par l’Institut des Etudes Stratégiques dépendant du Premier Ministre du gouvernement français, sous le thème : « les conflits en Afrique : quelle stratégie de sortie de crises ? »

 

Comme d’autres participants, (hauts responsables politiques, militaires ou diplomates intéressés par les questions de processus de paix engagés dans divers théâtres africains), le président de l’UFP a été convié à ce 5ème Forum par l’ambassadeur de France en Mauritanie. Les participants sont tous venus des divers pays d’Afrique (francophones, anglophones, arabophones et lusophones), à l’exception de la Somalie.  

                 

Cette conférence a été l’occasion, pour les auditeurs, d’écouter et d’intervenir sur les thèmes du débat liés aux stratégies française, européenne et américaine en la matière.

 

Rappelons que le président de l’UFP est membre de la Commission d’Orientation du Club de Veille pour la Paix en Afrique de l’Ouest (Association indépendante de personnalités ouest africaines) engagée dans les initiatives de recherche de la paix en Côte-d’Ivoire et dans d’autres foyers de tensions qui menacent la paix dans la sous région.

Et que notre parti porte un grand intérêt à la question de l’instabilité de l’Etat en Afrique.

Nouakchott, 22 juin 2004

Département de la Communication

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Droit de réponse

 

Monsieur le secrétaire général du PRDS,

 

L'Union des Forces de Progrès a accueilli, sans trop de surprise, vos affirmations parues dans Nouakchott Infos n°573 du 18 avril 2004 sur sa prétendue mauvaise foi à propos des récentes sénatoriales à Magta-Lahjar et sur le respect de l'honnêteté et de la transparence électorales dont vous et votre parti vous proclamez les champions.

 

Nous croyons que la démocratie ne se limite pas à l'énoncé de quelques slogans sur la liberté des citoyens et la confrontation loyale entre partis politiques, mais qu'elle vit et se consolide à travers des approches et des pratiques en conformité avec les principes qui la fondent. Croyez bien que nous sommes peinés de constater que les pratiques du PRDS sont à l'opposé des principes que vous proclamez avec tant de force. Ces pratiques, mais aussi vos propos, illustrent le fossé qui jusqu'ici sépare l'UFP du PRDS, s'agissant de la conception et de l'ancrage de la démocratie dans notre pays.

 

Vous nous faites le reproche d'être un tout petit parti, représentant à peine 2,2% de l'électorat. Ce pourcentage n'est pas éloigné de la réalité; il n'en est pas moins inexact. L'UFP a regroupé 3,6% des suffrages autour de ses candidats, lors des élections municipales de 2001. En 1999, ce pourcentage était de 1,5%. Ce n'est pas beaucoup, mais c'est, en termes relatifs, une progression assez remarquable. Il faut dire, à notre décharge, que nous n'avons pas les ressources financières considérables du PRDS; que l'Etat oublie, invariablement, de mettre à notre disposition ses moyens matériels, et que l'Administration (centrale et territoriale) s'obstine à nous préférer le parti au pouvoir.

 

Le second reproche que vous faites à notre parti est la conclusion logique du premier. L'UFP, qui ne dispose que de cinq conseillers municipaux dans toute la circonscription de Maghta-Lahjar, n'aurait pas dû, selon vous, prétendre à faire élire un candidat au Sénat, encore moins essayer d'infiltrer – crime suprême – le cercle des grands électeurs du PRDS. Nous n'avons décidément pas la même conception de la démocratie!

 

Vos récriminations sont bien sélectives, Monsieur le secrétaire général! Sauf erreur de notre part, la position du RDU à Sélibaby n'était pas bien meilleure que celle de l'UFP à Magta-Lahjar. Cela ne l'a pas empêché de sortir vainqueur de sa confrontation avec le PRDS, et ce, dès le premier tour.

La situation de votre parti en 2002, à Boghé, ne vous donnait pas non plus favoris aux sénatoriales d'alors. Malgré ce fait minoritaire, vous avez remporté dès le premier tour contre l'UFP qui avait plus de chances. Même chose à Nouakchott où, minoritaires, vous n'aviez pas la faveur des pronostics par rapport au RFD et où vous avez pourtant gagné les deux sièges sur les trois à pourvoir.

 

En présentant des candidats aux sénatoriales, même dans des circonscriptions où ils n'ont aucun élu local, l'UFP et le RDU, comme tout parti légalement constitué, sont dans leur droit, celui que la constitution et les lois électorales leur reconnaissent.

Pour l'UFP, participer à une élection, c'est d'abord faire usage de ce droit, en ayant le souci des difficultés que vivent les populations et de favoriser la parole citoyenne, de convaincre tous les électeurs, y compris ceux de la partie adverse, de la justesse de sa politique et de ses analyses, d'exploiter les erreurs et les faiblesses de l'adversaire; de dénoncer et combattre toute pratique malsaine (pressions, menaces, corruption). Nous pouvons comprendre que cette acception de la politique ne soit pas celle de votre parti. Que vous l'interprétiez comme de la mauvaise foi nous semble excessif, pour le moins.

 

Nous ne savons pas bien ce que vous entendez par infiltration, mais cela ressemble fort à quelque chose comme "gagner par tous les moyens, surtout illicites".C'est une pratique dans laquelle le PRDS ne manque pas d'expertise. Nous sommes bien placés pour le savoir, deux élus UFP de Maghta-Lahjar ayant voté pour votre candidat, pour des raisons soit mauvaises, soit malsaines.

 

Ce qui est remarquable dans vos déclarations, c'est votre silence sur les informations relatives au déroulement des élections sénatoriales à Magta-Lahjar rapportées par l'U.F.P (conférence de presse du 12 avril 2004) et sur celles concernant le second tour (conseillers municipaux séquestrés, étroitement encadrés et soumis à des pression morales par de hauts fonctionnaires de l'Etat, escortés par le commissaire de police jusqu'à l'entrée du bureau de vote, fouillés avant et après leur passage à l'isoloir).

 

Ces quelques mots résument les pratiques malsaines et les tares de la démocratie dans notre pays. Confusion de l'Etat avec le parti au pouvoir, usage de procédés illégaux et immoraux, absence de neutralité de l'administration et des forces de l'ordre, déni de liberté de vote.

Evidemment, nous direz-vous, le PRDS a le droit de préserver ses grands électeurs des "infiltrations" et des tentations. Peut-être, mais dans le respect de la dignité et de la liberté de chaque électeur, et non par l'intimidation, la menace et la corruption.

 

Si l'on poussait votre logique jusqu'au bout, il faudrait tout simplement supprimer les élections sénatoriales. Depuis que, sous l'impulsion de votre parti, les candidatures indépendantes sont interdites, on sait avec exactitude quel est le rapport de forces au sein des collèges électoraux. Il suffirait, à chaque renouvellement du tiers du sénat, de demander aux partis ayant la majorité des conseillers municipaux dans les circonscriptions de désigner leur sénateur.

Cette proposition, nous en sommes sûrs, ne vous agréera pas. Non parce que le PRDS veut la démocratie, mais parce que sa survie même exige l'illusion de la démocratie. On comprend de mieux en mieux pourquoi le pouvoir fait la sourde oreille face aux propositions de notre parti visant à une plus grande transparence des procédures électorales, celle relative au bulletin unique, en particulier. Pour sa part, l'UFP est convaincue que la seule illusion de la démocratie tue la démocratie.

 

C'est pourquoi elle s'est toujours élevée contre les obstructions et les dévoiements qui conduisent le processus démocratique à des impasses.

C'est pourquoi elle avait renouvelé sa proposition de table ronde de tous les acteurs de la scène politique et de la société civile, avec pour mission d'élaborer un code de bonne conduite garantissant la liberté de vote et le refus des pratiques antidémocratiques.

 

Nouakchott, le 26 avril 2004

Le secrétaire général

Mohamed El Moustapha ould Bedreddine

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Assassinat de Abdel Aziz Rantissi

Le sionisme tue à nouveau, 26 jours seulement après l’assassinat du Cheikh Ahmed Yassine. Son successeur Abdel Aziz Rantissi vient de tomber à son tour sous les balles des dirigeants israéliens.

 

Ce crime n’est pas nouveau. D’autres l’ont précédé, ôtant la vie à d’autres dirigeants de la Palestine : Kamal Edoine, Youssouf Nejjar, Ghassan Kanafani, Hassan Salama, Abou Iyad, Abou Jihad, Abou Aly Moustapha, Yahya Ayyach, Ismail Abou Chanab, une longue liste… Jamais cependant la détermination des Palestiniens n’a été entamée. Chaque fois que l’un de ses dirigeants tombe, d’autres naissent et reprennent le flambeau.

 

Le drame actuel survient dans un contexte particulier, où Georges W Bush  apporte un soutien sans réserve au projet de Sharon qui vise à liquider définitivement la cause palestinienne ; où la Ligue arabe vient de démontrer une fois de plus son incapacité à s’unir pour la défense du peuple martyrisé de Palestine.

Mais comme toujours, le peuple palestinien compte d’abord et avant tout sur ses propres moyens et sur le soutien des peuples du monde jusqu’à la victoire finale.

 

L’UFP, qui inscrit invariablement sa solidarité sans réserve sur le registre de la lutte permanente des peuples du monde pour la justice et la liberté:

-         Appelle le peuple mauritanien et les autres peuples du monde, de même que tous ceux qui sont épris de paix et de justice, à renforcer leur soutien à la résistance héroïque palestinienne et à ses dirigeants face au projet macabre de leur extermination mis en œuvre par Israël.

-         Invite instamment le gouvernement mauritanien à rompre ses relations diplomatiques avec l’Etat sioniste d’Israël et à reconsidérer ses rapports avec les USA, au vu du nouveau soutien sans limite que Bush apporte à Sharon.

 

Nouakchott, le 18 avril 2004

La direction

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 Deuxième tour Sénatoriales à Maghta Lahjar : informations troublantes

 

Au lendemain du second tour du renouvellement du tiers du Sénat, l’UFP avait soulevé des irrégularités - en particulier les pressions exercées sur les conseillers - ayant entaché le scrutin. Des protestations parvinrent aux autorités compétentes.

Le ministère de l’Intérieur donne des assurances fermes que le second tour se déroulera dans des conditions normales, donc dans la transparence.

 

A notre grande stupéfaction, nous apprenons ce matin du 16 avril, que des conseillers électeurs, y compris ceux de l’opposition, ont été tout simplement « séquestrés » à cinq kilomètres de Maghta Lahjar (à Lekreya), sous la supervision personnelle du ministre de l’Equipement, du Commissaire aux Droits de l’Homme et à la Lutte contre la Pauvreté et à l’Insertion, en présence d’autres hautes personnalités de l’Etat.

 

A partir de 11 heures, les conseillers sont systématiquement fouillés, obligés de vider leurs poches (débarrassés de leurs téléphones portables). Ils sont ensuite escortés par le commissaire de police de Maghta Lahjar jusqu’à la porte du bureau du hakem, lieu du vote, où ils sont attendus avant d’être ramenés dans les mêmes conditions à leur lieu « de séquestration ».

 

Ainsi donc semble s’être déroulé le second tour des sénatoriales à Maghta Lahjar, conformément à la transparence solennellement promise par l’autorité administrative.

Un vote sous haute pression et à travers un contrôle pour le moins musclé.

 

Faut-il rappeler que la démocratie signifie avant tout la liberté de vote ? Liberté une fois encore bafouée à Maghta Lahjar et ailleurs, au premier comme au second tour de ce renouvellement du tiers du Sénat.

 

Une fois encore, l’Union des Forces de Progrès :

-    dénonce avec force ces attitudes et comportements contraires à la démocratie.

-     rend les autorités responsables des conséquences pouvant naître de ces pratiques antidémocratiques

-     se réserve le droit de prendre toutes dispositions appropriées dans le sens de la lutte contre les formes de blocage de la démocratie.

Nouakchott, 16 avril 2004

Le Département de la Communication

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Communiqué de presse

Session du Bureau exécutif

Le bureau exécutif de l'UFP s'est réuni en session ordinaire les 1, 2, et 3 avril 2004 sous la présidence de Mohamed ould Maouloud.

Au cours de cette session, le BE a examiné et débattu de quatre points :

- le bilan de notre stratégie pour l’élection présidentielle de 2003 :

A ce propos, le BE confirme la justesse de la décision du Conseil National de soutenir la candidature de Mohamed Khouna ould Haïdalla, un choix judicieux conforme aux aspirations et aux vœux des larges couches du peuple mauritanien.

Il déplore cependant la gestion et la direction de la campagne électorale qui, de bout en bout, est restée très en deçà des exigences d'efficacité et de compétence requises en pareille circonstance.

 

- la stratégie politique du parti pour la période à venir :

Il s'agit de :

- Parvenir à la réalisation d'un véritable compromis national fondé sur un système transitoire de gestion consensuelle, garantissant la paix civile et la stabilité du pays dans une démocratie apaisée ;

 Édifier un parti capable de mieux éduquer et d’encadrer les populations dans la perspective d’une alternance démocratique.

 

- la gestion du budget de l'année 2003 :

Le Bureau exécutif enregistre une nette amélioration de la gestion, obtenue grâce à la mise en œuvre des procédures et règles recommandées lors de l’exercice précédent.

 

- la date du prochain congrès du parti.

Le Bureau exécutif a décidé que le prochain congrès se tiendra en août ou septembre 2004.

 

Nouakchott, le 04 avril 2004

 Le département de la Communication

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Communiqué de presse

 

Le 31 mars 2004, la représentation du PNUD à Nouakchott a organisé une rencontre en son siège, regroupant les partis politiques représentés au Parlement, les organisations syndicales, les professions libérales, la Chambre de commerce, l'Association des maires de Mauritanie et plusieurs autres acteurs de la scène, la société civile en somme.

 

A l'ordre du jour, la validation, par les acteurs présents, d'un projet convenu entre le PNUD et le gouvernement mauritanien, ayant trait à l'Objectif millénaire pour le développement (OMD) et au NEPAD, intitulé:"Projet pour le renforcement du dialogue politique pour la consolidation de la démocratie"

 

A l'exception du RFD et du PRDS, tous les partis politiques concernés étaient au rendez vous.

L'UFP était représenté par son président Mohamed ould Maouloud.

 

L'idée centrale du débat était de réunir tous les acteurs autour de thèmes relatifs à la bonne gouvernance démocratique et participative, à travers des espaces de dialogue visant à réaliser un consensus sur les grands objectifs, les enjeux démocratiques et de développement. Un des thèmes qui sont chers à notre pari.

 

A l'issue d'un échange riche et ouvert, le projet en question a été validé par les participants à cette réunion.

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Sénatoriales 2004

 La campagne pour les sénatoriales vient de s'ouvrir dans notre pays en vue du renouvellement du 1/3 du Sénat.

Elle se tient au lendemain de l'assassinat du Cheikh Ahmed Yacine fondateur et guide spirituel du mouvement Hamas le lundi 22 mars 2004, l'UFP condamne cet acte barbare et partage le deuil du peuple palestinien avec le monde arabo-musulman, les gouvernements et les peuples épris de paix et de justice dans le monde. Nul doute que cet acte planifié n'aurait pu être commis sans le soutien tacite des Etats-Unis.

De pareils actes criminels alimentent le terrorisme et doivent donc susciter une réprobation internationale;

Dans notre pays, le renouvellement partiel du sénat se tient dans un contexte socio-économique et politique particulier.

Au moment où le gouvernement reste indifférent aux souffrances de nos populations en butte depuis le début de l'année à des hausses de prix injustifiées, la presse rebelle ces dernières semaines des scandales en série

Des révélations aussi graves qui traduisent une déliquescence avancée de l’Etat (ce sont des privés qui ont dénoncé l’additif au marché des hydrocarbures et non les autorités), le bradage voire le pillage au grand jour des biens publics, l’UFP estime qu’il est inadmissible que le gouvernement et son parti le PRDS, dont certaines personnalités sont citées dans le scandale, gardent le mutisme total comme si l’opinion publique ne compte pas à leurs yeux ou comme s’il s’agissait d’affaires privées.

 

Cela est d’autant plus préoccupant que l’Etat tend à s’effacer de plus en plus devant les monopoles privés qui comme dans les secteurs vitaux de la boulangerie et du transport imposent sans entrave leur joug à nos populations qui déjà souffrent des lourds effets des plans d’ajustement structurel et d’une hausse des prix que personne n’essaie de contenir.

L’UFP considère que la première exigence de la bonne gouvernance est d’abord la transparence dans la gestion des problèmes nationaux.

Nous exigeons donc du gouvernement, au nom de ce principe et du droit du citoyen à l’information, de s’expliquer devant l’opinion publique pour confirmer ou infirmer les révélations susmentionnées et pour prendre toutes les mesures en vue de mettre un terme au pillage des biens publics.

 

Après les élections municipales et législatives de 2001 qui ont été transparentes et ont suscité beaucoup d'espoir aussi bien au plan national (acteurs politiques et société civile) qu'international, la démocratie a opéré une ligne descendante par rapport à tout le processus. Pour ce qui est en particulier du processus électoral, les élections sénatoriales 2002 et les présidentielles 2003 ont été en recul par rapport à celles de 2001.  

Les acquis de 2001 ont été remis en cause unilatéralement.

Ce qui a, d'avance jeté le doute sur toute opération.

Il faut noter que lors des présidentielles 2003, le pouvoir n'a essayé d'organiser à aucun moment avec les candidats de l'opposition une rencontre ni pour les informer et les mettre en confiance, ni pour parvenir avec eux à un, code de bonne conduite qui garantisse l'enracinement de la démocratie.

Il est impérieux que ces élections sénatoriales renouent avec les règles minimales de transparence et de respect du code électoral.

L'administration doit pour cela observer une stricte neutralité pour permettre aux grands électeurs de décider librement de leur choix, le jour du vote, loin de toute pression, contrainte ou tentative de corruption.

Toute séquestration ou tentative de remettre en cause la liberté du vote doit être sanctionnée conformément à la loi.

Cela s'impose d'autant plus que des informations qui ne sont pas encourageante circulent déjà à ce propos.

Si elles se confirment, elles porteront un coup mortel à tout espoir de rectification du système électoral.

 

öQuant aux électeurs ils portent la lourde responsabilité de ce que sera le profit des nouveaux élus. Ils doivent mériter la confiance que le peuple leur a donné pour élire à leur tour, en toute âme et conscience, ceux qui le méritent. Des sénateurs qui soient  indépendants d'esprit et capables d'assumer leur responsabilité de demain, à savoir la capacité de contrôle des activités gouvernementales et d'exprimer et de défendre les aspirations des populations.

En dernier analyse les électeurs sont les seuls responsables, ils ne doivent pas céder aux pressions et à la corruption.

 

Chers électeurs notre pays sous la direction du gouvernement du PRDS a révélé son incapacité d'assurer ni un bien être social, ni un état de droit, ni une démocratie véritable. Pour contribuer à un redressement de la situation, nous vous demandons de voter pour l'opposition.

Notre parti a présenté des candidats dans les moughataa de Magta-Lahjar et de Mbout.

En leur accordant vos voix le 09 avril 2004 vous donnerez, par la même occasion une chance pour la démocratie et pour les revendications de  nos populations d'être défendues plus clairement et plus courageusement au sein du sénat.

 

La Commission

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Marche de protestation contre l'assassinat du cheikh Ahmed Yacine

 

 L'Union des Forces de Progrès a organisé une imposante marche de protestation contre l'assassinat du Cheikh Ahmed Yacine, le père spirituel et fondateur du Hamas, le mouvement de résistance islamique palestinien.

 

Environ 15 000 personnes ont participé à la manifestation, parcourant les rues de Nouakchott, la capitale, scandant des slogans qui condamnent ce crime odieux ainsi que tous ceux commis par l'Etat hébreu contre le peuple palestinien, avec la complicité de l'administration américaine

 

Sur certains slogans on pouvait lire:

- Cheikh Ahmed Yacine, martyr et immortel

- L'administration américaine, le plus grand soutien du terrorisme hébreu

- La rupture des relations   avec Israël est la  réponse la plus simple à ce crime.

 

La marche, soutenue par les partis d'opposition et les organisations de la société civile, s'est arrêtée devant l'Ambassade de Palestine avant de se transformer en meeting au cours duquel, en plus du Docteur Mohamed ould Maouloud, président de l'UFP, parti organisateur, diverses personnalités ont pris la parole. Il s'agit de: 

Messieurs Ahmed ould Daddah, président du RFD, Mohamed El Hadedh ould Smail, secrétaire général de l'APP, Jemil ould Mansour, personnalité islamiste, Yahya ould Sidi Ethmane, secrétaire général du PUDS, et Me Mahfoudh ould Bettah, bâtonnier de l'Ordre des avocats.

 

Etaient également présents à ce grand rendez-vous le vice- président du FP, le député Cheikh ould M'haïmed, Docteur Cheikh ould Horma, représentant le Président Mohamed Khouna ould Haïdalla et ses amis, et l'artiste Maalouma mint Meïdah.

 

L'Union des Forces de Progrès avait auparavant condamné ce crime barbare dans une déclaration publiée le lundi 22 mars 2004.

 

Nouakchott, le 24 mars 2004

Le département de la Communication

Lire aussi compte rendu AFP

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Mettez un terme à l’extermination du peuple palestinien !

 

Aux premières heures de la matinée du lundi 22 mars 2004, la bande terroriste de Sharon a assassiné, en Palestine, l’illustre combattant, guide spirituel et fondateur du mouvement de résistance islamique (Hamas) Cheikh Ahmed Yacine et sept autres compagnons alors qu’ils sortaient de la mosquée après avoir accompli la prière du matin.

 

Les Apaches israéliens ont pilonné à l’aide de leurs missiles les groupes de fidèles qui sortaient de la mosquée, en ciblant le fauteuil roulant du Cheikh Ahmed Yacine et blessant, du coup, 15 autres personnes dont 2 fils du guide du Hamas.

 

Ce crime n’est pas le premier commis par les bandes terroristes sionistes en vue d’étouffer la résistance du peuple palestinien.

Cheikh Ahmed Yacine n’est pas non plus le premier dirigeant palestinien victime du terrorisme d’Etat que pratique Israël. Une pratique qui n’aurait pu se poursuivre, au mépris de l’opinion publique, des résolutions et chartes internationales, n’eût été la bénédiction de l’administration américaine et son appui sans limite qui s’applique en particulier sur le cas du « Hamas » qu’elle classe parmi les mouvements «  terroristes ».

 

Mais l’assassinat du Cheïkh Ahmed Yacine et de ses compagnons n’arrêtera pas l’Intifada et ne sauvera pas Sharon du bourbier dans lequel il se débat.

Les Palestiniens sauront, comme toujours, réagir à cet acte criminel et resserrer leurs rangs pour faire face aux agressions répétées de l’occupation sioniste.

 

L’Union des Forces de Progrès, tout en condamnant avec énergie l’assassinat du martyre Cheïkh Ahmed Yacine et de ses compagnons :

* Présente ses condoléances émues à la famille de l’illustre dirigeant, au mouvement Hamas, à l’ensemble du peuple palestinien et à son autorité nationale

* Fait porter à l’administration américaine l’entière responsabilité de cet acte barbare du fait de son soutien continu au terrorisme d’Etat d’Israël

* Appelle le peuple mauritanien à dénoncer avec force ce crime odieux et à manifester sa solidarité avec le peuple palestinien

* Exige du gouvernement mauritanien qu’il rompe immédiatement ses relations avec Israël.