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Le 10 novembre 2002,
l’UFP a annoncé son retrait du groupe parlementaire de l’opposition. Cette décision est une conséquence logique du comportement arrogant, sectaire, hostile et, pour tout dire, irresponsable, affiché à l’égard de notre parti et imposé au forceps par Ahmed ould Daddah au cours de la réunion de certains partis d’opposition
tenue le 24/10/2002 au siège du Front Populaire. En son temps, une mise au point a été publiée pour éclairer l’opinion sur la réalité des faits. Aujourd’hui encore, des éclaircissements s’imposent pour expliquer notre réaction à une attitude délibérée qui compromet à l’évidence toute chance d’unir l’opposition, surtout à la veille de
l’élection présidentielle qui se profile à l’horizon. L’éclatement du
FPO, on le sait, avait favorisé de nouvelles relations avec AC et le RFD, ainsi que leur rapprochement avec la ligne politique de
l’UFP qui s’est traduit notamment par la participation
aux dernières élections municipales et législatives, des discussions et négociations avec les autorités ... Une atmosphère de détente et de rapprochement favorable à l’unité de l’opposition annonçait alors des possibilités réelles de reconstruction. Ce qui s’est concrétisé par l’établissement d’un premier contact entre AC et le
RFD, après une longue période de brouille et de méfiance réciproque au lendemain de la
dissolution du parti d’Ahmed ould Daddah, des actions communes de lutte contre les irrégularités, une alliance féconde au second tour avec à l’arrivée des résultats électoraux positifs (des mairies, des conseillers municipaux, des députés à
l’Assemblée nationale), enfin, la création d’un groupe parlementaire de l’opposition. Il faut à la vérité de reconnaître que toutes ces initiatives étaient principalement à
l’actif de l’UFP et que les acquis obtenus l’ont été en l’absence
d’Ahmed ould Daddah. En novembre 2001,
l’UFP réfléchit à la possibilité d’organiser des rencontres nationales sur la démocratie en Mauritanie. Ahmed ould Daddah, qui s’apprêtait à reprendre la direction du
RFD, est
saisi à cet effet par le président Mohamed ould Maouloud pour une nécessaire concertation de l’opposition. Réticent comme d’habitude, usant de subterfuges et de galipettes dans le but évident de mettre fin à l’attitude d’ouverture et de coopération positive de ses prédécesseurs, il affiche tout de suite une volonté de blocage et de refus de toute collaboration avec
l’UFP. Après plusieurs tentatives infructueuses de trouver un cadre approprié pour la consolidation des acquis et la poursuite de la coordination enclenchée durant la période électorale,
l’UFP lance alors, le 12/08/02, son Initiative qui, du moins l’espérait-il,
pourrait faire évoluer le dialogue (UFP/Pouvoir) vers un dialogue élargi regroupant l’ensemble des acteurs politiques nationaux. Mais c’était compter sans l’incohérence et la versatilité de la nouvelle direction du RFD qui, d’accord sur le principe de
l’Initiative, en dépit de quelques réserves mineures, engage avec l’UFP des discussions suivies (il est vrai qu’à cette période Ahmed ould Daddah était en voyage), avant de faire un volte-face pour le moins cocasse (Ahmed était de retour) et de renouer avec son attitude d’hostilité. Avec un zèle étonnant, il entreprend une nouvelle mission :
1- Torpiller
l’Initiative pour un dialogue national à travers des manœuvres dilatoires et démagogiques (organisation de journées de réflexion dites de l’opposition) pour réveiller la tension
politique et compromettre le rendez-vous du 19/10/02 ;
2- Compromettre dangereusement l’unité véritable de l’opposition en entretenant la suspicion, la division et la diversion comme au bon vieux temps d’un FPO ayant fait ses preuves par l’exemple négatif et
provoquer la rupture en écartant l’UFP de la mise sur pied d’un cadre de concertation de l’opposition ;
3- Remettre à l’ordre du jour le discours désuet d’une opposition ronflante, dont les mauvais choix et le comportement paralysent le jeu démocratique et rendent
insipides et ennuyeux le débat politique. Comme on le voit, la nouvelle direction du RFD ne tire aucune leçon de l’expérience, désireuse qu’elle est de toujours renvoyer l’opposition à la case départ. Sous la
houlette d’Ahmed ould Daddah, elle s’attèle avec acharnement à la confection d’un Cadre de Concertation taillé sur mesure, prenant pour cible
l’UFP, obstacle à abattre pour la réalisation de ses projets brumeux. Il faut alors réveiller les démons de l’intolérance, de la division qui passe par l’intoxication. Toujours la fuite en avant ! A l’esprit d’ouverture et à la patience habituelle de
l’UFP, la nouvelle direction du RFD oppose une campagne rageuse
de calomnie, abusant de la bonne foi de ceux qu’il tente de conditionner en faveur de la prochaine candidature de son chef. Mais
l’UFP est décidée à faire face à cette adversité permanente, injuste et antidémocratique qui ne sert en rien l’intérêt de l’opposition, de la démocratie et de la Mauritanie. Désormais, la survie de l’opposition dépend en grande partie de la lutte opiniâtre contre les errements et les tendances dévastatrices incarnés en particulier par les agissements invariables de la nouvelle direction du RFD qui, en dernière analyse, ne fait
que conforter le PRDS et le pouvoir qu’ils prétendent combattre. Voyez par exemple avec quelle prouesse ils parviennent régulièrement et sans souci apparent à laminer l’opposition, à commencer par leur propre organisation ! Et n’est-il pas troublant de constater dans cette période que tous les succès de l’opposition s’acquièrent toujours en l’absence
d’Ahmed ould Daddah, tandis que ses revers sont la plupart liés à sa présence sur l’arène de la lutte ? L’UFP est désolée de constater que son retrait du groupe parlementaire, par le fait d’une décision insensée de l’exclure préalablement d’un Cadre de Concertation en gestation, entraîne automatiquement la dislocation de celui-là. Et la première conséquence de cette nouvelle situation a été le duel qui a opposé Mohamed El Moustapha ould Bedreddine, député UFP, à Messaoud ould Boulkheïr député AC, pour le poste de deuxième secrétaire du bureau de l’Assemblée nationale, poste qui revient de droit à l’opposition parlementaire et que le premier a remporté. Déroutés, nos détracteurs politiques n’ont eu d’autre voie que le recours habituel à la manipulation et la désinformation en inspirant la fausse information diffusée par RFI tendant à faire croire que
l’UFP a rallié la majorité présidentielle. Mais les incidences néfastes, actuelles et à venir, sur la cohésion de celle-ci, relèvent exclusivement de la responsabilité
d’Ahmed ould Daddah. Nouakchott, le 17 / 11/ 2002
Le département Communication
Au cours d'une réunion tenue par certaines formations de l'opposition le jeudi 26 octobre 2002 au siège du Front Populaire, la direction du Rassemblement des Forces Démocratiques a formulé une proposition relative à l'exclusion de l'UFP du soi-disant cadre de concertation de l'opposition et cette proposition a été adoptée. L'Union des Forces de Progrès qui a toujours œuvré à une coordination entre les partis de l'opposition et qui y avait appelé notamment au deuxième tour des élections d'octobre 2001 dans son siège et qui n'a cessé, depuis d'agir en faveur de l'émergence d'une telle coordination tandis que certains se dérobaient sous prétexte qu'ils ne croyaient plus à l'utilité d'une telle coordination ou qu'ils avaient besoin de surmonter leurs problèmes internes : - exprime sa consternation devant cette décision qui n'obéit a aucune logique ; - estime que cette décision reflète une volonté manifeste de saper l'unité de l'opposition et que ceux qui y ont appelé assument entièrement toutes les conséquences que pourrait avoir un tel geste ; - juge nécessaire de tirer les conséquences d'une telle décision ; - décidé de se retirer du groupe parlementaire de l'opposition puisqu'il ne peut y avoir de coordination avec ces partis dans de telles conditions; - demeure entièrement disponible pour toute action commune de l'opposition fondée sur le respect de l'indépendance des partis et des règles démocratiques. Nouakchott, le 10 novembre 2002 La commission parlementaire de l'UFP
Un article paru dans
l'Authentique du 27 octobre 2002, intitulé «Ahmed ould Daddah rejette la candidature de
l'UFP», semble recouper d'autres informations du même genre, contenues dans d'autres publications de la place et à la même période. La relation pour le moins surprenante des faits nous inspire les observations suivantes : 1-
L'UFP n'a jamais formulé de demande d'adhésion à un quelconque «cadre de concertation de l'opposition», pour la bonne et simple raison qu'un tel cadre n'existe pas. 2- Quand bien même celui-ci existerait,
l'UFP, censée par ailleurs oeuvrer à sa réalisation et non à être mise devant le fait accompli- n'aurait nul besoin de la caution ou du parrainage de qui que ce soit pour y être acceptée. 3- En vérité, depuis plus d'un an,
l'UFP s'emploie inlassablement à persuader les partis d'opposition de la nécessité d'engager une concertation véritable et sérieuse, à se doter de mécanismes appropriés pour harmoniser leurs positions en vue de jouer un rôle
plus efficace et plus constructif; ce sont plutôt certains partis d'opposition qui en ont rejeté l'idée, prétextant soit qu'ils ne croyaient plus à l'action commune, déçus qu'ils étaient de la coordination avec les autres depuis l'expérience malheureuse du défunt FPO ; soit qu'ils souhaitaient se consacrer pour l'heure à la résolution de crises internes que traversait leur parti. Curieusement, au moment où un consensus semblait se
faire autour de l'initiative sur des rencontres nationales, et où l'urgence devait être à la concertation de l'opposition pour une participation commune et harmonisée au forum, ces mêmes partis, subrepticement, comme après un réveil brutal, « appellent à l'unité et à la reconstruction de l'opposition... » qui passe
- entre autres - par les fantasmes rapporttés dans l'article en question : «un CCO en gestation qui d'emblée et avant
terme se donne le pouvoir d'exclure l'UFP dont on ne sait quoi. A y réfléchir de plus près, on se rend compte que toute cette démarche procède davantage d'un souci de se positionner en coalition électorale que d'une volonté saine d'unir l'opposition ». 4-
L'UFP a eu le courage et la lucidité d'engager le dialogue avec l'adversaire et d'appeler ses partenaires de l'opposition à s'y associer ( les rencontres nationales constituant en cela une belle opportunité), convaincue qu'il y va de l'intérêt de la démocratie
et du salut de la Mauritanie et de son peuple. En dépit des procès d'intention, des accusations les plus grossières et les plus fallacieuses, l'expérience de tous les jours, en Mauritanie et ailleurs, confirme la pertinence de notre démarche et met à nu la stérilité des positions tranchées et du radicalisme
puérile et inconséquent. 5- Les récents événements prouvent, une fois encore, qu'à trop vouloir exercer un diktat sans pouvoir et s'évertuer à exclure tous ceux qui expriment un avis contraire, on finit par succomber aux pratiques que l'on reproche à l'adversaire, courant ainsi le risque
de tomber dans l'incohérence et le ridicule. 6 - Enfin, nous estimons que le devoir d'un parti politique qui se veut responsable est d'œuvrer en tout lieu et à tout moment à rapprocher au lieu d'éloigner à unir plutôt qu'à semer la discorde et la division . c'est dans ce sens que
l'UFP à toujours agi et continuera d'agir. Nouakchott, le 03 Novembre 2002 Le département Communication
Dans la nuit du 12 septembre courant, une tempête violente s’est abattue sur la zone de Bourra dans le sud du Brakna entraînant le décès d’une personne et des blessures corporelles pour 30 autres. Cette catastrophe intervenant trois semaines seulement après une tempête similaire qui avait frappé la localité de Tantane, située au nord de Boghé, blessant 05 personnes, était si forte qu’elle avait déraciné des arbres,
endommagé des habitations dont certaines se sont même écroulées. En effet la tempête qui a frappé la zone de Bourra a particulièrement affecté le village dit « Ezbel » situé au sud de la zone où le nombre de blessés s’est élevé à 22 personnes en plus du décès cité plus
haut. Elle a aussi endommagé 17 maisons et causé d’autres dégâts importants. Les dégâts ont touché deux autres villages dans lesquels 08 blessés ont été dénombrés. Le bilan global de ce sinistre s’élève à 30 blessés dont 14 graves encore hospitalisés à Kaédi. Il s’agit là d’une véritable catastrophe qui s’ajoute aux conditions déjà très difficiles que vivent les populations de
cette région du fait de persistance de la sécheresse, de l’état d’extrême pauvreté en plus de l’enclavement total. L’UFP, tout en rappelant la multiplication, ces dernières années, de ce genre de catastrophes dans plusieurs régions du pays, et en soulignant la nécessité que les pouvoirs publics prennent les mesures requises pour y faire face : - lance
un pressant appel à l’opinion publique, pour un véritable élan de solidarité en faveur des victimes de cette catastrophe ; - convie,
en particulier, ses militants et sympathisants à manifester leur solidarité et leur soutien à leur frères de Bourra et à organiser, à leur profit, des actions d’aide et d’appui ; - appelle
les pouvoirs publics à intervenir d’urgence pour alléger les souffrances de ces populations Nouakchott, le 16/09/02 Le département de la communication
Une mission de l'UFP a visité certaines zones des wilayas du Gorgol et de l'Assaba du 31 juillet 2002 au 8 août 2002 dans le cadre de la campagne d'implantation en cours. Au cours de ces visites dans les moughataas de Kaëdi, Mbout et Monnguel dans la Wilaya du Gorgol et la moughataa de Barkéwol relevant de la wilaya de l'Assaba, la mission a pu constater la situation dramatique que vivent les populations de ces moughataa marquée par l'absence de pâturages et le déficit hydrique aigu. Cette situation a causé la disparition d'un nombre important de bêtes, mis en péril et même tué plusieurs personnes. Au cours de cette période, les populations des zones concernées ont souffert d'un retard inhabituel de pluies et les rares précipitations enregistrées ont eu des effets catastrophiques sur le cheptel qui a trop vite consommé le peu de pâturages qui commençait à pousser refusant ainsi de revenir aux autres aliments, ce qui a exposé les bêtes à toutes sortes de maladies qui en ont décimé un nombre important. Ces ravages ont touché particulièrement les bovins et surtout les asins dont la disparition massive a accentué et compliqué davantage encore le problème d'approvisionnement en eau puisque les ânes sont le moyen le plus utilisé pour le transport de l'eau. Le constat fait par la mission dans les zones visitées peut être ainsi résumé : disparition de centaines de bovins, de caprins et d'asins du fait de l'absence de pâturages et d'aliments de bétail avec toutes les maladies qui en résultent ; inquiétude des éleveurs et agriculteurs qui n'ont aucune autre zone de pâturages à laquelle, ils peuvent recourir et qui ne bénéficient d'aucune aide ni intervention des autorités pour disponibiliser les aliments de bétail ; - rareté des eaux qui faisait peser des menaces réelles sur les populations de certaines zones d'autant plus qu'après la disparition des ânes, certains citoyens n'ont d'autres choix que de transporter l'eau sur leurs têtes sur des distances allant parfois jusqu'à 10kms. Cette situation pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la vie des populations. D'ailleurs deux enfants sont déjà morts de soif le 5/08/02 dans la localité d'Evdjar ewlad Elkeihel relevant de la commune de Moït dans la moughataa de Monnguel. La rareté des eaux et l'absence d'aliments de bétail constituent les principaux défis auxquels se trouvent confrontés les populations de ces zones qui affirment n'avoir plus connu de situation similaire depuis les années 70. Nous estimons que ces deux défis ne peuvent être relevés par les voies traditionnelles et que la situation requiert la mobilisation de citernes pour transporter l'eau et des quantités importantes d'aliments vers les zones sinistrées. Seule une intervention rapide et efficace de l'Etat avec tous les moyens serait de nature à soulager les populations de ces zones. Le Département de Communication Nouakchott le 11 / 08 / 2002.
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